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LE PROBLÈME DES MINORITÉS NS

Constitution autrichienne de 1867, comme la première conséquence de ce droit, garantit que l'instruction sera donnée dans leur langue aux enfants (‘).

Ce but peut être atteint de différentes façons. Le procédé adopté par les traités de minorités est, nous le verrons, l'introduction de la langue minoritaire dans l’enseignement public de l'Etat, comme dans son administration et ses tribunaux (*). C'était déjà celui qui était employé dans l’ancienne Autriche. L’instruction y était donnée, en règle générale, dans la langue de la nationalité en majorité dans la commune envisagée. Pour assouplir ce critère un peu rigide, plusieurs propositions furent faites : la Diète de Bohème avait décidé en 1900 que la minorité communale aurait une école dans sa langue, si elle composait au moins le quart de la population de la commune. M. Renner émettait l'idée au Parlement de Vienne que ce droit füt reconnu aux nationalités dans toutes les localités où elles comptaient un nombre d’écoliers suffisant,

Les modalités d'application peuvent varier ; l'idée directrice reste la mème. C’est l'Etat, qui, centraliste et libéral, assure, dans le cadre d'un enseignement public dont il garde le monopole, la conservation de la langue minoritaire. Cette idée va à l'encontre des aspirations des minorités qui considèrent leur langue,bien moins comme le patrimoine de la personne, que comme le signe d’une vie collective qu’elles veulent pouvoir organiser et développer elles-mêmes.

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