Lorimer, Znslilules of law of Nations, tome I, page
voie à une législation internationale : les pays composés de nations, et plus particulièrement, l'Autriche. Ces pays étâient la préimage d’une Europe organisabie. Parmi les multiples ouvrages autrichiens, où il est traité d'une protection des nationalités, il faut mentionner ceux des sociaux-démocrates, qui envisagèrent le problème dans toute son ampleur, et ne réeculèrent pas devant les solutions les plus osées : Otto Bauer et Karl Renner (‘). Cette conception d’une autonomie nationale au sein de l'Etat qui était la leur fut reprise par les Israélites, en 1917 (‘). Les conférences socialistes internationales de Stockholm et d'Amsterdam l’adoptèrent et l’insérèrent dans leurs programmes comme la seule solution de la question juive. |
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Les trailés de paix de 1919-1920 dissocièrent les deux grands États composés de nations, qui subsistaient en Europe: J'Autriche et la Turquie. Dans l'ensemble, sinon dans le détaii — car souvent l'exéculion trahit l'idée générale — l'application du principe des nationalités, dans sa formule terriloriale, élait acquise. Et cependant, dans lous les Etats nationaux, ou représentés comme tel, subsistaient des minorités nationales... Les Auteurs du Traité de Paix pouvaientils s’en désintéresser ?
Les Etals vaincus, qui se voyaient enlever une partie de leur tlerriloire, se tournaient vers la Conférence, et lui demandaient une protection pour «leurs frères qui leur avaient été arrachés ». Ce sont les termes mêmes dont se servit la délégation hongroise ; ils élaboraient un premier programme. Les Juifs, dont les aspirations nationales avaient été réveillées au cours de la guerre par les principes posés
1. Otto Bauer, die N'alionalitätenfruge und die Sozialdemokralie ; die Bedingungen der nalionalen Assimilalion ; Karl Renner, der Kamp/f der œsterreichischen Natio— nen um den Slaal die Nation als Rechtsidee ; das Selbstbestimmungsrecht der Nalionen.