Vattel, art
2, Mattel, art. 62, À 3. Id.
LA SOLUTION INTÉRNATIONALE 59
La communauté nationale n’apparaît guère qu’au xix*siècle; sentiment inconscient jusqu'alors, elle s’est, vers cette époque, découverte à elle-même. Comme la communauté religieuse, elle donna naissance à une formé particulière de l’intérvention, « l'intervention nationale ».
Mais, cette intervention, qui a eu sa théorie, principalement en Italie, se présente toujours sous une apparence révolutionnaire. Le principe des nationalités, tel que la formulé Manzini, l’inspire. Intervenir pour ses connationaux, ce n’est pas intercéder en leur faveur près de l'Etat, sous la dominalion duquel ils se trouvent, c’est les aider à conquérir leur indépendance, à se libérer du joug étranger.
Dans toute sa rigueur, cette théorie fut défendue par Giober{i dans le ÆRinuovament civile de Ttalia: La vraie unité n'est pas l'Etat, c'est la nation : « La division politique des « divers Etats n’est pas supérieure à cette union, mais lui est « subordonnée, parce que l’une est l’œuvre arbitraire des « hommes, tandis que l’autre est une loi immuable de la « nature (‘) ». Cette union nationale entraîne l’existence d'un « droit national qui est supérieur à tout autre droit et qui en «est le fondement ».. Devant ce droit national, les droits des Etats doivent s'’incliner. L'Etat national sera fondé à intervenir dans les affaires intérieures d'un Etat de même nationalité, lorsque l’existence de « l'union nationale », sera intéressée (*). À plus forte raison, lorsqu'il s’agit de connationaux, soumis à des Etats étrangers : « L'intervention natio- « nale sera non seulement licite, mais obligatoire, si elle est «requise pour éliminer l'étranger et pour empêcher que tous