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. Le comte d'Angeberg, Recueil des traités, conventions el actes diplomatiques
a la Pologne (1762-1862). Paris, 1862, p. 806.
Le général Sebastiani, Ministre des Affaires Etrangères dans le cabinet Casimir-Périer, ne pouvait pas négliger un courant d'opinion aussi général. Il envoya à notre ambassadeur à Pétersbourg, le duc de Mortemart, l'instruction de réclamer à la Russie, le respect des traités de 1815. Cependant, modéré par la sagesse d’un roi, qui n’aimait pas les aventures par tempérament, et voyait mieux que l'opinion publique, les risques que comportait celle-ci, le gouvernement français fut amené à rechercher le concours d’autres Puissances, qui s’associassent à lui en cette affaire. Il se tourna vers\l' Autriche et vers l'Angleterre, dont l'influence en 1815, avait, comme on le sait. été prépondérante dans l’établissement des clauses concernant les Polonais.
Mais l'opinion anglaise, qui n'avait point avec la nation polonaise, les mêmes liens de sympathie que la France, était restée quelque peu indifférente à la lutte engagée. Le Gouver-\ nement britannique désirait avant tout n'être point entrainé trop loin dans une affaire, qui risquait de lui aliéner les sympathies de Russie, à un moment où il en avait besoin pour poursuivre sa politique. Aussi les instructions de lord Palmerston à son ambassadeur à Pétersbourg, lord Heytesbury, témoignent-elles de quelque tiédeur :
« On sait, écrivait-il le 22 mars, que, quoique cette stipu- « lation (‘) ait été exécutée par l’Aatriche et par la Prusse, « elle n’a pas encore été jusqu'ici complètement remplie par « le Gouvernement russe. Le Gouvernement de Sa Majesté a («appris de l'ambassade française à cette Cour que des ins- « tructions avaient été envoyées au duc de Mortemart, pour « appeler l'attention du Gouvernement russe sur cet objet, et « le Gouvernement français a exprimé le désir que Votre « Seigneurie reçut ordre de soutenir le duc dans ses repré- « sentations.
« Votre Seigneurie aura naturellement soin de ne faire