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LA GENÈSE D'UNE IDÉE NOUVELLE RS à

de 1918, il chargeait le juge Brandeis d'étudier spécialement la question d'Orient pour la Conférence de la Paix (‘). Au mois d'août de la même année, dans une lettre au rabbin S. Wise, il donnait son adhésion formelle à la déclaration Balfour.

Le président Wilson a été constamment le défenseur résolu des droits à garantir par traités aux Juifs de l'Europe Orientale. En même temps qu'une « Pologne unifiée, indépendante et autonome », ne réclamait-il pas déjà dans son message du 22 janvier 1917 qu'une « sauvegarde inviolable de « l'existence, du culte et du développement social et indus- « triel fût garantie à tous les peuples qui ont vécu jusqu'ici « sous la domination de gouvernements attachés à une « foi et à des buts politiques en opposition aux leurs « propres »?

Pour n'être pas nommément désignés, les Juifs se reconnurent dans cette déclaration ; les marques de sympathie données au Congrès de Philadelphie par le Gouvernement purent les confirmer dans leur interprétation.

Les Juifs avaient donc, en novembre 1918, recueilli des assurances et des promesses de la part de tous les Etats engagés dans le conflit. L'introduction de la question juive à la Conférence de la Paix était, à cette époque, indépendante de l'issue de la guerre ; elle était décidée en tout état de cause, même une conception sociale différente eut-elle bouleversé l’équilibre de l’Europe. Comme elle ne pouvait se résoudre que sous la forme d’une protection des minorités, elle devait nécessairement, par la brèche ouverte faire entrer avec elle, dans les discussions de la Conférence la question des minorités elle-même.

r. Ces renseignements sont donnés par Lazar Felix Pinkus, op. eit. — Voir aussi Bernstein, der Zionismus, sein Wesen, seine Organisation. Copenhague,

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