C'était les articles 49 à 57 du traité de Neuilly
figurent dans le Traité de Trianon, signé avec la Hongrie, le 4 juin 1920 ().
Les clauses de Neuilly et de Trianon étaient, terme pour terme, identiques à celles de Saint-Germain. Gelles au contraire qui se trouvent dans le traité avec la Roumanie contenaient des dispositions nouvelles. La question ici était double. Il s'agissait, en même lemps, d'assurer les droits des minorités nationales, que la Roumanie avait acquises, du fait de ses récentes accessions de territoires (Transylvanie (°), Bessarabie) et de régler la question juive, pendante depuis le Congrès de Berlin (°).
La délégation hongroise, dans sa réponse aux proposilions de paix des Alliés, avait particulièrement insisté sur la nécessité de garantir les droits « des frères qui lui étaient arrachés », pour être rattachés à des Etats voisins (Autriche, Tschécoslovaquie, Etat serbe-croate-slovène, Roumanie). Les clauses des traités précédents lui paraissaient, dans la pratique destinées à être facilement éliminées et réduites à néant. À ce programme elle en opposait un autre fondé sur la base de l'autonomie (‘). Pas plus que le projet tchécoslovaque, la proposilion hongroise ne prévalut contre le texte adopté.
Traité de Sèvres
Avec le traité de Sèvres le décor change.
De l’Europe Centrale, l’on passait à l’Empire Ottoman. Les questions résolues dans les traités précédents avaient été la question juive et la question nationale proprement dite. Les négociateurs de Sèvres, comme ceux de Paris et de Berlin, se trouvaient en présence du problème que pose la coexistence