Voir appendice II : Les Juifs de Pologne
sa loi spéciale qu’elle a toujours suivie et qu’elle ne veut pas abandonner.
Les deux thèses s’élaient heurtées. En France, celle du Comte de Clermont-Tonnerre l'emporta, non d’ailleurs sans rencontrer dans les premiers temps, des résistances de la part des Juifs eux-mêmes (‘}. L'égalité de droits une fois reconnue aux Juifs, — sauf une brève réaction en 1807,— ne fut plus mise en cause. La même politique prévalut en Angleterre, aux Etats-Unis, après 1815 en Allemagne, en 1878 en Serbie. Participant aux mêmes droits que les nationaux de ces pays; prenant leur part des mêmes charges, mêlés sans “cesse à eux par la vie sociale, les Juifs sont parvenus à prendre dans une certaine mesure, l'empreinte de la nationalité dans laquelle ils vivent : « Vous feriez sourire les < Anglais, écrit M. Renner, si vous leur disiez que Disraeli « n’est pas des leurs »
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La densité de la population juive en Europe croit,de façon à peu près continue, de l'occident vers l’orient. Elle est plus forte en Allemagne qu’en France, plus forte qu'en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Roumanie et en Russie (*). La æésistance à l'assimilation a suivi la même progression. L'assimilation ne s’est faite qu'à partir de 1815 en Allemagne, et non sans difficultés (*), elle ne s’est faite qu’en 1878 en Serbie. Elle n’était point faite lors des traités de paix, en Pologne et en Roumanie (:). |
Sous la même forme à peu près qu’à la Constituante, la nature de la question juive dans les pays de l’Europe orientale fut discutée au Congrès de Berlin.
1. Napoléon ayant songé à restreindre les droits de ces « citoyens condiel », le grand Sanhédrin dé 1807, pour le’ désarmer, déclara que « les « Juifs ne formaient plus aujourd'hui une nation et qu’ils rehacddtent comme « une rédemption politique l'avantage d'être incorporés à la Grande Nation ».
2. France : 0,26 0/0; Allemagne : 0,99 0/0; Autriche : 4,60 0/0; Roumanie : 4,55 o/o ; Russie d'Europe : 4,97 0/0.