‹ La Protection Des Moyens De Communication Télégraphiques Et TéléphoniquesChapitre 6 sur 149 · Mon. Univ., 3 juin 1842, p · texte numérisé non relu

Mon. Univ., 3 juin 1842, p

dépêches aussi rapidement que la pensée. Les chemins de fer le protégeraient, dit-on; mais prenez-y garde, quand on arrivera à la pratique, ils ne le protégeront pas aussi facilement qu'on pourrait le supposer. À

Les chemins de fer ont aussi besoin de leur liberté; pour faire les réparations, pour relever les coussinets, les traversines, pour faire des travaux de toutes sortes, il faut que la voie reste sans servitudes.

Je ne prétends pas qu’on ne puisse arriver à surmonter ces obstacles ; mais il y a de grandes difficultés. Dans la traversée des villes et des villages, dans la traversée des ponts, voyez combien d’embarras vous allez avoir.

Votre fil sera bien protégé par la surveillance des gardiens des chemins de fer; mais dans les villages, quand il y aura une réparation à faire auprès d’une maison, votre tuyau sera comme un tuyau servant à la conduite des eaux; il pourra être percé accidentellement, sans compter ce qui pourrait arriver par la malveillance..

Le rapporteur à la Chambre des Pairs, le comte Mathieu de la Redorte, sans nier l’avenir possible de la télégraphie électrique, était d’avis, comme son collègue de la Chambre des Députés, de perfectionner le système aérien en attendant mieux et déclarait le 7 juin (1):

L'expérience (de la télégraphie électrique) a pleinement constaté cet admirable résultat de la science moderne. Cependant une difficulté s'oppose encore à l’adoption des télégraphes électriques. Un ou plusieurs fils de métal doivent s'étendre du point de départ au point d'arrivée de la correspondance, et il est nécessaire que ces fils ne soient pas rompus. Il faut donc les mettre à l'abri des accidents et de la malveillance. L’exécution des grandes lignes de chemins de fer, et la surveillance qui devra s'exercer con-

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