Mon.Univ.,5 juin 1846,p. 1660; et7 juin 1846, p
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facilement et d’une manière incomparablement plus efficace contre 5 millions de mètres de fil exposés à tous les coups, que contre 534 maisonnettes de stationnaires, la plupart isolées et d’un accès difficile.
On constatera que M. Pouillet ne mettait plus la même insistance, la même opiniâtreté dans sa défense de l’ancien système.
Le 22 juin, en termes à peu près identiques, le Ministre de l'Intérieur demandait à la Chambre des Pairs de sanctionner le projet (1). Le 26 juin, M. Delessert déposait le rapport au nom de la Commission (2) ; il sy montrait moins pessimiste que son savant collègue de la Chambre basse et acceptait les vues du Gouvernement :
Sans doute, les fils conducteurs ne sont pas à l’abri des attaques de la malveillance, et c’est un inconvénient dont il est à désirer que la télégraphie électrique soit plus tard dégagée ; mais cet inconvénient lui est commun avec la télégraphie aérienne dans ces cas heureusement fort rares d’agressions tumultueuses particulières aux temps de troubles politiques, et quant aux attaques isolées et gratuites qui naîtraient du seul penchant de quelques individus à la destruction, elle rencontrera des obstacles suffisants dans l'élévation des fils à 4 mètres au-dessus du sol, dans la clôture des chemins de fer, et dans la surveillance permanente qui est exercée dans toute leur étendue.
Il faudrait d’ailleurs, en raison de la facilité des répara- Lions, que ces attaques sans intérêt fussent bien fréquentes, pour faire disparaître une partie seulement des avantages qui constituent la supériorité déjà reconnue du télégraphe électrique sur le télégraphe ordinaire...
La question de la protection se trouve donc désor-