‹ La Protection du Périnée dans l'Accouchement NormalChapitre 8 sur 21 · MÉTHODES DE PROTECTION · texte numérisé non relu

MÉTHODES DE PROTECTION

Ces méthodes sont variées et nombreuses, ce qui prouve @ priori qu'il n’en est point d’absolument efficace. Les unes s’adressent directement au périnée pour le soutenir, les autres tendent par des procédés indirects à favoriser son extension ; les dernières sont, nous pouvons le dire déjà, incoutestablement supérieures.

Les causes de déchirure étant, nous venons de le voir au précédent chapitre, nombreuses et diverses, aucun procédé simple, c'est-à-dire s'adressant à une cause unique, ne pourra donner des résultats bien satisfaisants dans tous les cas. Et c’est la condamnation par avance du procédé ancien, la soutenance du plancher avec la main, comme aussi des procédés qui 2e viseront qu’à ce seul but, augmenter la résistance du périnée.

Cette manœuvre, inaugurée par Wigand et modifiée à toute époque, ne sert en effet qu’à cacher aux yeux de l’opérateur la partie menacée, celle qu’il faut avoir constamment en vue. Elle évite le danger, comme le fait remarquer Pajot, à la façon des autruches fermant les yeux pour ne pas voir l'ennemi. Son résultat le plus habituel est la rupture, sous la main, du plancher, qu’il faudrait préserver. Je n'insiste pas davantage, la cause étant aujourd’hui jugée par tous les praticiens, et je passe aux modifications qu’y ont apportées de plus modernes accoucheurs.

Playfaird et après lui Goodell, Hurt, quelques élèves de Tarnier, ont essayé d'augmenter la résistance du plancher périnéal

en l’étoffant, et le relâchant à l’aide des tissus cutanés voisins.

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