‹ La protectorat de la France sur le MarocChapitre 16 sur 21 · Le Correspondant, n« du 25 décembre 1903, p · texte numérisé non relu

Le Correspondant, n« du 25 décembre 1903, p

décliner, l'influence française faisait de rapides progrès. Par la prolongation des voies ferrées', nous allions accomplir lentement, mais sûrement, la pénétration pacifique dans l'Empire chérifien.

Se rendant compte de ce double fait et ne voulant pas se lancer dans des aventures militaires, le Foreign- Office chercha à se tirer convenablement du mauvais pas où il se trouvait engagé. Aussi, quand notre ambassadeur à Londres fit des ouvertures au sujet du règlement définitif de la question marocaine ^, le Secrétaire d'Etat à l'Office des Affaires étrangères se montra disposé à examiner et à discuter les propositions qui lui étaient faites au nom du gouvernement français.

Lord Lansdowne voulut bien admettre que la France pouvait légitimement avoir une influence prépondérante au Maroc; mais il déclara que l'Angleterre entendait se réserver la possession exclusive de Tanger et bénéficier de la liberté la plus complète pour son commerce.

M. Paul Cambon crut devoir formuler quelques objections sur le premier point. Il fit observer que l'Angleterre, en occupant Tanger, serait entraînée à de grandes dépenses et exposée à de graves complications dans l'avenir^.

1. Dans la région de Figuig, la ligne ferrée a été ouverte au public en 1903 jusqu'à Beni-Ounif, et en 1904 jusqu'à Ben-Zireg; elle va être prolongée jusqu'à Béchar. Dans la région d'Oudjda, la ligne ferrée va être prolongée de Tlemcen jusqu'à Lalla-Maghnia et à la frontière marocaine. {Bulletin du Comité de l'Afrique française, 1904, pp. 266, 343, 366 et Supplément, p. 36.)

2. D'autres négociations avaient eu lieu, à Paris, entre M- Delcassé, ministre des Affaires étrangères, et sir Ed. Monson, ambassadeur à Paris. {Le Correspondant, n» du 25 décembre 1903, pp. 1096 et suiv.)

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