‹ La protectriceChapitre 5 sur 28 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DE BERCOURT, LA BAROx\NE, CHARLES.

CHARLES

Ma tante déjà visible!...

LA BARONNE

Bonjour, t:harles.

Permettez. ( Il baise la main de sa tante. A Bercourt.) Vous allez bien, grand homme?

LA BARONNE

D'où venez-vous donc ainsi?

CHARLES

Du manège. ( // regarde sa montre.) Huit minutes pour venir du Luxembourg ici!... je suis

content de Sulamé.

LA BARONNE

Qu'est-ce que Sulatné ?

CHARLES

Une nouvelle acquisition ; une jument pur sang, née de Sémiramis et de Tutnerlan.

LA BARONNE

Vous vous ruinez en chevaux.

CHARLES

Du tout, ma tante; c'est au contraire le bon marché qui ma tenté: j'ai eu Sulanic pour rien... trois mille francs; ma nouvelle position m'obligeait d'ailleurs à cette dépense...

LA BARONNE

Votre nouvelle position?...

CHARLES

Oui : je viens d'être reçu du Jockey-Club. ( A Bercourt. ) Vous connaisse»?...

.'^i je connais?... Une réunion formée des jeunes gens les plus disliiigiiés... c'est elle qui s'est chargée d'introduire en France la théorie du buxing, et l'art de se casser le cou... en regardant un clocher... institution éniinenunent sociale.

CHAULES.

Vous plaisantez, mais c'est un moyen de se créer des relations, de nouer des'alTaires... A propos d'alTaires, ma tante, j'ai vu le notaire... niatlre Dervilly... La liquidation de Léon touche enfin à son terme... mais il paraît qu'une fois tout réglé, il ne lui restera rien de l'héritage de sa mère...

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