‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 102 sur 146 · Dialog. cum Tryphone, 73 ; MIGNE, t. vi, col · texte numérisé non relu

Dialog. cum Tryphone, 73 ; MIGNE, t. vi, col

à pleines mains la zizanie dans mon champ, misérables «apôtres du diable, » ils ontosé porter la main jusque sur les divines Écritures. Que sur eux retombe de tout son poids le terrible « malheur à vous!»

Quelle audace dans un pareil attentat, — s’écrie l’auteur anonyme d’une réfutation de l’hérésie d’Artemon, citée par Eusèbe, — en pareille matière qui alléguerait lexcuse de l'ignorance ?

«De deux choses l’une, en effet: ou bienils ne croient pas que nos Saints Livres ont été dictés par le Saint-Esprit et les voilà parmi les infidèles ; ou ils s’estiment eux-mêmes plus sages que le Saint-Esprit et dans ce cas que sont-ils sinon des possédés ?? »

Quelle vigueur vengeresse dans les invectives de Tertullien contre Marcion coupable d’avoir mutilé l'Évangile de saint Luc pour se l’approprier ! 3

De quelle habitude et de quel besoin de tout oser, pour prévenir jusqu'aux moindres erreurs, témoignent les paroles par lesquelles saint [rénée termine son traité de l’Ogdoade ! « Je t’adjure, toi qui dois copier ce livre, par Jésus-Christ Notre-Seigneur, et pour le glorieux avènement où il viendra juger les vivantset les morts, je t’adjure de collationner ce que tu as écrit, et de le corriger avec soin sur l’exemplaire d’où tu l’as tiré; comme aussi de transcrire exactement cette adjuration et de l’insérer dans ton manuscrit. 4»

1. Dans EUSÈBE, Hist. Eccl. v, 20, MIGNE, t. xx, col. 390. 2. EUSÈRE, Hist. Eccl., v, 28, MIGNE, t. XX, col. 518.

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