SO 1VS 31015 AS ROME
est parvenue, et l’on n’a que les citations qu’en
ont faites les susdits écrivains, Jérôme notamment. { On y peut constater que l'Évangile selon les Hébreux n’est en aucune façon l'original araméen de saint Matthieu ; qu’il représente une tradition analogue à celle de Matthieu et de Luc, sans paraître dépendre de l’un ni de l’autre Évangile. La tendance judéo-chrétienne est manifeste dans l'édition ébionite comme dans l’édition nazaréenne. Dans son état le plus ancien, l’'Évangile selon les Hébreux, redigé en araméen, serait un Évangile palestinien, dont la rédaction daterait de la période 65-100. 2 »
L'Évangile selon les Egyptiens a laissé des traces assez nombreuses dans la littérature des premiers siècles. La secunda Clementis le cite comme une écriture autorisée ; l’auteur du Philosophoumena nous apprend qu’il circulait chez les gnostiques Naasséniens du second siècle ; saint Epiphare sait qu'il est entre les mains des disciples de Sabellius au troisième siècle ; Clément d'Alexandrie le mentionne ; Origène et saint Jérôme le rangent parmi les ouvrages hérétiques, et les courts fragments qui nous restent, par leur couleur encratite et sabellienne, suffisent à montrer avec évidence le bien fondé de ce jugement. Estce un roman hérétique fabriqué en Égypte a. cecond siècle ? serait-ce un « Évangile grec d'Egypte, l’ana- logue de l’Évangile araméen « sel: les Hébreux »,