‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 108 sur 146 · Reproduites par VARIOT, HILGENFELD, NESTLE et RESCH · texte numérisé non relu

Reproduites par VARIOT, HILGENFELD, NESTLE et RESCH

2. BATIFFOL, Anciennes litter. chrét. La littérature grecque, p. 35, 36. Voir, du même auteur, Six leçons sur l’Ev. p. 33, suiv.

314 CHAFPITRES ADDITIONNELS

de date inconnue mais antérieur à 130 et un instant reçu pour canonique en Égypte? »

L’Évangile selon saint Pierre n’était connu que par la mention qu’en ont faite Sérapion d’Antioche, l’auteur du catalogue de Gélase, Eusèbe et saint Jérôme, tous et toujours, la mettant au nombre des écrits prohibés. Le manuscrit découvert dans le tombeau d’un moine égyptien à Akhmim, l'ancienne Panopolis, en 41886, et publié en 1892 par M. Bouriant, nous en a rendu 174 lignes donnant la fin du récit de la passion et le récit de la résurrection. L'auteur a certainement connu les synoptiques et très probablement saint Jean.

L’antiquité chrétienne a sûrement connu un Évangile selon saint Thomas. Origène en parle, ainsi qu’'Eusèbe ; les Philosophoumena le signalent chez les gnostiques Naasséniens du deuxième siècle ; le catalogue de Gélase le réprouve parce qu'il est en faveur auprès des Manichéens ; le catalogue de Nicéphore le mentionne comme une pièce de 1300 stiques; il n’est pas évident que saint Justin y fasse allusion dans son Dialogue, ch. 88.

Nous n'avons plus l'écrit selon saint Matthias, appelé Évangile par le catalogue gélasien et par Origène, et « Traditions » par Clément d'Alexandrie. On a des raisons de le croire identique « aux discours ésotéris ques soi-disant adressés au seul Matthias par le Seioneur et dont Basilide faisait grand cas », et on peut sans lémérité y voir une production de la gnose égyptienne dans la seconde moitié du deuxième siècle.

Saint Epiphane cite, sous le nom d’Évangile selon

saint Philippe, un second recueil de discours ésotériques prêtés au Sauveur ressuscité ; probablement «autre production gnostique de la même époque. »

. «Le livre de la Pistis Sophia présente les trois apôtres Philippe, Thomas, Matthias, comme chargés par Jésus d'écrire ce qu’ils entendront et verront de lui, et d’être « les trois premiers témoins du royaume des cieux. » Les évangiles Philippe-Thomas-Matthias gnostiques seraient les restes de cette trilogie égyptienne gnostique, 1 »

6. Évangiles de l'Enfance. Le nombre en est considérable, mais ils se ramènent à trois types présentant des imitations ou transformations de trois ou quatre écrits du second siècle. Ceux-ci n'étaient peut-être eux-mêmes que des modifications d’un écrit unique

lequel aurait été la source première des Évangiles de l’enfance, comme l'Évangile des Hébreux a été la source d’où ont été tirés par une série d’interpolations successives presque toutes les biographies dont nous venons de parler. On voit que les récits de la vie de Jésus et de sa Mère jusqu’à la fuite en Égypte sont tirés de sources étroitement apparentées. Nous n’avons plus qu’un seul écrit sur la vie du Sauveur de cinq à douze ans, mais on en connait plusieurs recensions assez différentes. Quant aux compilations qui donnent l’histoire de toute la période qui a précédé le ministère public, et à celle qui remplit l'intervalle de la fuite en Égypte au retour en Galilée, elles semblent

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