‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 21 sur 146 · Cont. Cels. vu, 76, col · texte numérisé non relu

Cont. Cels. vu, 76, col

est la meilleure manière de confondre les accusateurs. 1 » Telle fut la première réponse d’Origène à la proposition de son ami. Celui-ci revint à la charge, et une fois de plus, « l’inspecteur des travaux, 2 » l’excitateur et le boute-en-train intellectuel de ce puissant génie, vint à bout de ses hésitations et de ses résistances.

Par condescendance pour le désir d’Ambroise ; pour raffermir au besoin les chrétiens vacillants, et surtout pour attirer les païens à la lumière de l'Évangile, Origène consentit, non sans répugnance, à se mesurer avec l’auteur du « Discours véritable. »

Mais, la lutte engagée, il la poussa à fond. Dans ses attaques Celse n’ayant suivi aucun ordre, — la passion n’en connaît guère, — sans ordre fut la défense. Suivre l’adversaire pied à pied, parer tous ses coups, démasquer tous ses sophismes, déjouer tous ses calculs, ruiner toutes ses raisons, tel fut le plan d’Origène. :

Il l’obligeait à beaucoup citer. Heureuse obligation, à laquelle nous devons tout ce qui nous reste du Discours véritable. Rapprochées les unes des autres les citations qui remplissent les huit livres du Contre Celse constituent, pour ainsi dire, de ce pamphlet fameux une réduction fidèle. Quelle audace et quelle habileté dans l'attaque! L'heure n’est pas venue d’examiner les difficultés que Celse soulève contre l’Écriture et le Christianisme. Contentons-nous, pour le moment, de relever l’éclatant et irrécusable témoignage qu’il

{. Cont. Cels. Præf. 1 et 2, col. 641-644.

Page 1