Ad Ephes., XIV: MATTH., XII
be ; ! » ainsi que la conclusion : « Que celui qui peut comprendre comprenne. ? » Mais le plus souvent ce ne sont que des allusions ; des allusions cependant si nettes, si typiques, qu’elles ne peuvent se rapporter qu’à un livre. Il dit, par exemple, que Jésus-Christ fut baptisé par saint Jean « afin d’accompiir toute justice, $ » c’est une réflexion qui, dans sa forme, ne se trouve pas naturellement liée à la tradition du baptême, et qui ne peut se retrouver ainsi dans saint Ignace que par un emprunt direct à l'Évangile de saint Matthieu.
Il dit encore de certains hommes qu'ils ne sont pas «une plantation du Père », ayant manifestement à la pensée ce texte du même Évangéliste : « Toute plante que mon Père céleste n’a point plantée, sera arrachée. +»
Ces allusions au texte sacré, remarque M. Wallon, sont plus frappantes encore lorsqu’elles s’appliquent, non à des faits ou à des maximes devenues communes parmi les chrétiens, mais à des expressions de saint Jean et quelquefois aux pensées les plus singulièrement propres à son Évangile.
C’est ainsi qu’il appeile, comme saint Jean, le démon « le prince du siècle, 5» — ainsi qu’il dit que Jésus est la « porte » de son Père, 5 — « qu’il ne fait rien
. Ad Polycarp., 1: MATTH., x, 16.
. Ad Smyrn., VI: MATTH., XIX, 12.
. Ad Sniyrn., 1: MATTH., li, 15.
. Ad Trall., x1 et ad Philad., 1: MATTH., XV, 13. . Ad Rom., VII: JOAN., XII. 31; XVI, IL.
:1AdPhilad.J IX2JOANS, 0,00: