‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 40 sur 146 · Renan lui-même en convient, Les Evangiles, 1877, p · texte numérisé non relu

Renan lui-même en convient, Les Evangiles, 1877, p

saint Marc, tel qu’il nous a été conservé par Eusébe.

«€ Matthieu avait écrit en langue hébraïque les récits concernant le Seigneur, et chacun les interprétait comme il pouvait ».

«L'ancien disait encore ceci : Marc étant devenu l'interprète de Pierre, a soigneusement écrit tout ce dont il se souvenait ; cependant, il n’a pas écrit avec ordre ce qui a été dit ou fait par le Christ. Car il n’avait pas entendu le Seigneur, et il ne l’avait pas accompagné comme disciple ; mais plus tard,comme je l’ai dit, il avait accompagné Pierre, qui, selon les besoins, donnait des enseignements, mais sans exposer avec ordre les discours du Seigneur ; en sorte que Marc n’a fait aucune faute en écrivant ainsi certaines choses selon qu’il se rappelait, car il n'avait qu’un souci, celui de ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et de n'y introduire aucune erreur. 1»

13. La doctrine des douze Apôtres. Vers Ia fin de 1883, le métropolite de Nicomédie, Philothée Bryennios, publiait à Constantinople, d’après un manuscrit du xr° siècle, un livre intitulé « La Doctrine des douze Apôtres. » Les critiques s’occupant de l’histoire des premiers siècles du christianisme connaissaient, pour l'avoir lu dans Eusèbe, dans saint Athanase et ailleurs encore, le titre de cet écrit, mais ils en ignoraient totalement le contenu. Ils savaient seulement que l'antiquité l’avait tenu en très haute estime, et cette pensée rendait plus amer le regret qu'ils avaient

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