‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 44 sur 146 · CLÉM. d’ALEX. Strom., VII, 17, Migne, t. 1x, col · texte numérisé non relu

CLÉM. d’ALEX. Strom., VII, 17, Migne, t. 1x, col

divisé en vingt-quatre «livres », { cités par Clément. d'Alexandrie, sous le nom d’ « exegetica », ? et, dans les actes de la dispute d’Archelaüs avec Manès, sous celui de « tractatus ».5

Quel esprit animait l’exégèse de Basilide, il est facile de le deviner, sa philosophie bien connue suffisant à en révéler le mystère. Mais sur quel texte elle s’exer- * çait; quel était au juste « l'Évangile » interprété par la gnose basilidienne ; il est très malaisé de le dire et délicat de le conjecturer : sauf quelques maigres fragments, l’œuvre a péri tout entière.

Voici pourtant quelques faits certains : Un passage des « exégétiques » conservé par Clément d’Alexandrie explique un texte de saint Matthieu. #

D’après les Actes d’'Archelaüs, le treizième traité du commentaire de Basilides commençait par une explication de la parabole de Lazare et du mauvais riche, récit qui appartient exclusivement à saint Luc.

La manière dont il expose le rapport du péché et de la douleur et dont il rend compte des souffrances des enfants par la préexistence des âmes, dans les trois passages extraits par Clément du vingt-troisième livre: des «exégétiques, » permet de supposer que Basilide connait l’histoire de l’aveugle-né, 6 racontée par saint.

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