‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 45 sur 146 · Acta Archelaï, 55: Luc, xvt · texte numérisé non relu

Acta Archelaï, 55: Luc, xvt

6. Strom., IV, 12: JoAN., 1x, 1-3 « Si cette théorie se rattachait

Jean. Il semble d’ailleurs bien établi que la secte basilidienne se servait du quatrième Évangile.

De ces faits, n’est-on pas en droit de conclure que Basilide a eu sous la main nos textes canoniques ?

€ On ne voit pas cependant, dit M. Loisy, que l’ouvrage de Basilide ait été une explication suivie des Évangiles canoniques, et, comme Origène attribue à cet hérétique un Évangile, il se pourrait que le texte du commentaire basilidien ait été un document composite, pour lequel on aurait mis à contribution les livres authentiques de l’Église chrétienne, sans en reproduire intégralement aucun. 1 »

17. En résumé. La connaissance explicite de la vie de Jésus, comme le prouvent les incessantes allusions aux actions et aux paroles du Maître qui remplissent toutes leurs pages ; — le souvenir fidèle de récits souvent entendus, identiques au fond à ceux des Évangélistes, comme l’établissent nettement les rapprochements si nombreux — plus de deux cents — qui s'imposent avec nos textes sacrés ; — la lecture préalable de documents écrits : comment en douter quand on peut y lire la mention expresse de «livres», et le renvoi formel aux Carchives», et quand il est facile d'y relever au moins une quarantaine d'emprunts textuels à nos Évangiles ? ; — l’usage déjà établi, au moins autour d'Ignace et de l’auteur de la Didaché, de donner à ces écrits le nom d’Évangile ; — la désignation de deux

comme explication à un texte évangélique, aucun ne convenait mieux que l'histoire de l’aveugle-né » Loisy, p. 25. 1 "0p/ieits Di a0

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de ces Évangiles par le nom de leurs auteurs, saint Matthieu et saint Luc, dans le célèbre fragment de Papias ; — la croyance enfin à l'inspiration des Évangiles, clairement affirmée dans l’Épitre de Barnabé, par l'emploi dela formule classique « selon qu’il est écrit» ; voilà ce que supposent, ce que contiennent, ce que démontrent les écrits des Pères apostoliques ; telle est, réduite à son expression la plus concise, la déposition de nos premiers témoins.

18. Lacunes inévitables. Que cette déposition présente de nombreuses lacunes, le fait n’est que trop certain ; mais y a-t-il lieu de s’en étonner ? La question si débattue de nos jours de la provenance des Évangiles, se posait-elle seulement pour des écrivains de la fin du premier siècle ou du commencement du second ? Pour qui et à quelle fin auraient-ils songé à résoudre un problème qui, de leur temps, n’en était un pour personne ? Ne serait-il pas, par conséquent, ridicule, d'attendre d’eux des discussions en règle avec citations abondantes et références à l’appui? et n’est-il pas, au contraire, évident que s’ils témoignent dans leurs écrits en faveur de nos textes, ce ne peut être que par allusion, indirectement, en passant et comme par hasard ?

Fussent-ils parvenus jusqu’à nous, tous et tout entiers, les écrits de cette lointaine époque, selon toute vraisemblance, ne nous renseigneraient qu’imparfaitement sur l’élaboration des textes évangéliques ; et il n’en reste qu’un très petit nombre ; et le plus important de tous, l’Explication de Papias, n’est encore

connue que par quelques courts fragments mutilés et sans suite.

Ce serait donc s’illusionner étrangement que de se flatter de l’espérance de résoudre, à l’aide des Pères apostoliques seuls, le grave problème des origines de l'Évangile. Certes leur témoignage est précieux entre tous ; ce qu'ils disent est pour nous d’un poids exceptionnel : ils sont si manifestement éclairés et sincères ; mais ils en disent si peu.

19. Témoignage irrécusable. Nous savons cependant après les avoir lus, que les chrétiens de la seconde génération, non seulement connaissaient l'Évangile, mais lisaient les Évangiles ; nous savons que Matthieu et Luc étaient dans toutes les mains, dès la fin du premier siècle, et que Luc, vers le même temps, était connu, même en Asie, de l’apôtre Jean et de ses disciples ; nous savons enfin que Jean dont les premiers témoins sont saint Ignace, saint Polycarpe et les € vieillards » qui eurent pour disciple saint Irénée, que Jean lui-même, connu à Alexandrie dès le premier quart du second siècle, est partout reçu et partout cité à partir de l’an 130.

Voilà ce qu’ils disent; et voilà par conséquent ce que personne au monde n’est en droit de révoquer en doute.

20. Silence sans portée. Mais, si leur parole prouve beaucoup, leur silence ne prouve rien. De ce que tel détail, même essentiel, du problème, ne figure pas dans leurs écrits, s’ensuit-il qu’ils lPaient ignoré ? —

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s'ils n'avaient aucun motif d'en parler. S’ensuit-il même qu’ils n’en ont rien dit? — leurs œuvres sont si incomplètes. S’ensuit-il surtout qu'il soit contestable par cela seul qu’ils n’en parlent pas ? — si d’autres en parlent qui les valent à tout point de vue.

Le seul devoir de la critique, dès qu’il s’agit du silence des Pères apostoliques, est, non pas d’en conclure quoi que ce soit, pour ou contre une thèse préférée, mais d’vsuppléer deson mieux, soiteninvoquant, pour combler les lacunes de leur déposition, le témoignage des écrivains postérieurs, soit en recourant, pour achever la démonstration qu’ils ébauchent, au témoignage des textes eux-mêmes.

En deçà des Pères apostoliques les lumières de l'argument d'autorité vont grandissant jusqu’au plein jour dont nous avons contemplé les splendeurs bienfaisantes dès le milieu du second siècle ; en delà il n’y a plus que les clartés discrètes de l’argument interne. Pareil au fleuve qui sort d’un glacier, l’Évangile naît, non dans la nuit, mais dans le silence. Plus de riverains ; regardons les eaux. Plus de témoins; étudions les textes.

1. Un livre est l’écho d’une âme. Un livre est l’écho d’une âme et une âme est le miroir d’un monde, toute la philosophie de la critique interne tient dans cette formule. L'essentiel est de la bien entendre.

Ce qu'il'sent, ce qu'il voit, ce qu'il Veul, ce qui aime, tout ce qui vibre et tout ce qui vit au plus intime de son être, l’homme a la faculté de le manifester : impressions des sens, affections du cœur et vues de l'esprit, il peut tout mettre dans la voix, tout exprimer par des sons. Le langage n'est-il pas ia répercussion authentique dans le domaine des sens des opérations de l'esprit, et qu'est-ce que la parole si ce n’est l’âme mise au dehors ?

Manifestation, hélas, bien fugitive de notre vie intérieure ; aussi prompte à s’évanouir que le souffle qui la contient, rien n’en subsisterait hors de nous, . Si nous n'avions trouvé, dans l'écriture, le moven de la fixer et de Ia reproduire, pour ainsi dire, à l'infini. Que faisons-nous, en effet, en écrivant, que conserver et multiplier par des signes qui parlent aux yeux, l’expression des sentiments et des pensées que la parole rend par des sons qui frappent l’oreille? Un livre est-il autre chose qu’une suite de sons expres-

sifs fixés par l'écriture, qu’une succession de phénomènes psychiques représentés par des mots ?

De même donc qu’en prêtant l’oreille aux accents répercutés d’une voix lointaine, nous devinons celui qui parle; de même, en parcourant du regard les signes graphiques d’une parole évanouie, nous pouvons retrouver celui qui l’a émise.

À deux conditions toutefois : la première, que nous ayons de l’auteur une connaissance si familière qu’il nous soit moralement impossible de le confondre avec un autre; la seconde, que nous acquérions, de lécrit en lui-même, une idée si nette qu’il nous devienne facile d’y discerner sûrement la marque de l'écrivain.

Conditions indispensables : qui pourra dire avec certitude que telle œuvre est de tel ouvrier et ne peut être que de lui, s’il n’a pris soin de déterminer avec précision et aptitude caractéristique de l’ouvrier et la physionomie particulière de l’œuvre? — Mais conditions parfaitement réalisables bien que d’un établissement toujours délicat et parfois difficile : chacun de nous, c’est un fail, a sa manière de sentir, d'imaginer, de vouloir, d'aimer, de comprendre, le cœur a son accent comme la voix son timbre ; et cette manière intime d’être et de concevoir, qui nous fait nous-mêmes, nous ne pouvons pas ne pas l’exprimer par nos œuvres, nos paroles nous trahissent, et nos écrits nous peignent ; le style, c’est l’homme. Mieux parfois que la signature qu’il porte, le son que rend un écrit en démontre la provenance. Il est des accents si personnels, si inimitables ! Rien donc en soi de plus légitime que l’espérance de retrouver l'écrivain dans son œuvre;

nul témoignage plus authentique que celui qu’un texte peut rendre à son auteur.

2. Une âme est le miroir d’un monde. Plus clairement qu’un livre ne révèle une âme, une âme révèle un monde. Lentement mais sûrement le monde extérieur nous pénètre ; par les yeux surtout, entre la nature, et par les oreilles, l'humanité. Sous l’action inévitable et continue de ces deux grandes forces notre intelligence éveillée, peu à peu s’élève et grandit. Des hommes, elle reçoit les mots ; des choses, les images ; tout son trésor et toute sa vie. Manifestement nous vivons d’impressions, d'enseignement et de souvenirs. Quel vide et quelle nuit dans nos âmes, si nous étions à jamais privés du spectacle de la nature et du commerce de nos semblables ! Et les images que nos yeux reçoivent, comme elles gardent fidèlement les formes et les couleurs des choses qu’elles représentent ! et les mots qui frappent nos oreilles, combien facilement ils nous communiquent les idées et les passions des personnes qui les profèrent ! De combien d'emprunts notre fortune est faite et comme elle reste claire la provenance de notre trésor. Est-il une parcelle de ce trésor dont nous soyons en état de dire qu’elle ne nous vient de rien ni de personne ? De quelle partie de notre être oserions-nous assurer qu’elle est restée, en entier et toujours, en dehors de toute influence étrangère ? Et, s’il en est ainsi, si chacun de nous est, à peu près en tout, influencé, modifié, façonné par les personnes et les choses qui forment son milieu; s’il est, plus encore qu’on ne le ditet beaucoup plus qu’il ne le

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pense, de son temps ei de son pays, comment ne pas voir qu’un livre qui, après tout, n’est que l’expression d’une âme, doit nécessairement, remettre sous nos yeux la représentation fidèle des objets que cette âme n’a pas pu ne pas réfléchir, et faire parvenir jusqu’à nos oreilles le bruit des voix qu’elle répercute nécessairement ? Ar

. C’est donc un moyen sûr de découvrir la provenance d’un texte que de relever les objets dont il garde l’image, et de noter les voix dont il apporte l’écho. Plus ces objets seront connus, plus ces voix seront, familières, plus aussi évidemment il sera aisé &e savoir où

et quandil a vu le jour. Est-il des choses dont on puis-

se dire avec cerlitude : on ne les voit que là? Y a-t-il des voix dont on puisse affirmer sans démenti possible : à telle heure elles se sont tu ? Si oui, il est possible de déterminer scientifiquement le lieu et le temps d'apparition d’un livre en qui ces choses figurent et où ces voix résonnent encore. Connu où inconnu, quel qu'il soit, l’écrivain a vécu dans le milieu et avant l’heure qu’indique le texte. Et c’est ainsi que l’étude

du contenu d’un livre, même anonyme, permet, dans

certaines circonstances, d’en fixer avec compétence et précision le lieu de publication et la date d’origine.

3. Application à nos Évangiles. Or, et c’est là que nous voulions en venir, parmi les quatre auteurs présumés de nos Évangiles il en est un, dont la vie est sans mystère et le cœur sans secret; et, du milieu où se sont produits les faits évangéliques, nous savons

avec certitude non seulement ce qui le caractérise

mais quand et comment il a disparu. Les temps primitifs ont-ils à nous offrir une physionomie plus nette que celle de Jean l’apôtre; une âme mieux entrevue que celle du disciple bien-aimé; une vie plus pleine et mieux éclairée que celle du dernier survivant du collège apostolique? Où trouver d’autre part, au cours des siècles, un milieu plus nettement circonserit dans l’espace et dans la durée; mieux éclairé par l’histoire, et, par la puissante originalité de ses éléments propres, plus spécial et plus unique, que le milieu judéo-palestinien, où nous introduit l'Évangile? Quel monde à part que le monde juif, au temps de Notre Seigneur! quel cataclysme que ceiui de lan 70 qui lemporte à tout jamais! Et ce monde après dix-huit siècles de mort revient à nous, évoqué par la science; et le cataclysme s’est produit en plein Jour, dans des circonstances inoubliables, à une date précise et si voisine de notre: berceau.

Cela étant, combien aisée et combien féconde doit nous paraitre l’application aux textes évangéliques du double procédé de la critique interne! Relire saint Jean, l’âme remplie du souvenir vivant de l’ami de Jésus; s'installer, pour comprendre les synoptiques, dans le monde palestinien d’avant la grande ruine, quoi de plus naturel et quoi de plus facile ! Entre l’âme de Jean et le récit qui porte son nom, quelle harmonie! Entre les réalités de la vie palestinienne et les peintures des synoptiques quelle ressemblance! Saint Jean mis à part, qui donc aurait pu écrire notre quatrième Évangile? N’est-il pas de toute évidence que des palestiniens de naissance ou d'éducation, et des

palestiniens d’avant 70, étaient seuls capables d’écrire nos synoptiques ?

4. Le milieu. Dans ce que les philosophes appellent « le milieu » il y a la part des yeux et la part des oreilles; car le monde, en réalité, est pour chacun de nous un spectacle et un concert.

Ce qui se voit, c’est l’œuvre de Dieu: le ciel, la terre, les plantes, les animaux ; et l’œuvre des hommes: les monuments, les institutions, les actions.

Ce quis’entend, c’est la voix humaine dont les sons fixés par l'écriture nous conservent la fortune intellectuelle de nos devanciers ; dont les accents vivants nousinitient à l’art de communiquer à nos semblables, à l’aide du langage, nos idées et nos souvenirs.

Nulle âme n’est en état de se soustraire complètement à cette double pénétration du monde extérieur. Visions et auditions, à notre insu, nous imprègnent d'images et d'idées dont il est impossible que les œuvres de notre esprit ne portent pas la marque indélébile.

Voulons-nous donc deviner, rien qu’à l’analyse, d’où viennent nos textes sacrés? demandons-nous : — de quelle nature ils gardent les reflets, — de quelle société ils conservent l’image, — de quelle littérature ils utilisent les richesses, — à quel idiome enfin ils empruntent leurs éléments.

5. De quelle nature ils gardent les reflets. S'il est un point sur lequel l’évidence de la démonstration ait créé l’unanimité parmi les critiques, c’est assuré-

ment celui de la couleur nettement palestinienne des récits évangéliques.

Bien peu de pays sont aujourd’hui plus étudiés que la Terre-Sainte, et il n’est pas un livre.aux mains des hommes mieux connu que nos Évangiles. Que de savants voyageurs ont décrit les saints lieux ! 1 Que de doctes exégètes ont expliqué les textes sacrés ! Or les descriptions des premiers rapprochées des explications des seconds, en nous montrant dans le pays comme une « large tablette » sur laquelle a été gravée l'histoire évangélique, et dans le livre comme un miroir limpide où vient se refléchir la nature palestihienne, nous font toucher du doigt l’inséparabilité du pays el du livre, et nous obligent par conséquent à confesser que les auteurs de l'Évangile, portant dans leur âme la claire vision de la Palestine, ne peuvent être que des palestiniens de naissance ou d'éducation.

« Tous ceux qui ont visité la Terre-Sainte à la saison des fleurs, écrit M. Vigouroux, l’ont vu comme tapissée de ce lis des champs ou de cette anémone, qui par sa brillante couleur rouge dépasse en éclat la pourpre dont se revêtait le roi Salomon. IIs ont pu voir aussi les vautours et les aigles percnoptères se précipitant, pour les dévorer, sur les cadavres des animaux morts dans les champs, comme ils ont pu entendre à Nazareth les enfants jouant sur la place publique en chantant comme aux jours du Seigneur. Le cadre de l'Évangile s’est parfaitement conservé en Galilée et en Judée, et l’on peut en vérifier encore

1. Victor GUÉRIN, Description géographique, historique et archéologique de la Palestine, 7 vol. in-8, Paris, 1858-1880.

l'exactitude. On y respire le même air : c’est la même atmosphère, comme ce sont les mêmes horizons et en partie les mêmes usages. On retrouve ainsi dans les Évangiles toute la Palestine et rien que la Pales- He nLo ,

Le pays où le Verbe fait chair, — écrit de son côté un auteur qui a passé trente ans de sa vie à parcourir la Palestine, l'Évangile à la main, — «le pays où le Verbe fait chair habita avec les hommes, est et doit toujours être une partie intégrante de la Révélation divine. Son témoignage est nécessaire pour l’enchainement des preuves, et il est d’un secours inappréciable dans leur exposition.

« De mornes déserts, des ruines tombantes sont un reproche pour l’orgueil de l’homme et une preuve de la véracité de Dieu; et des gouffres béants, depuis Tophet jusqu’à la Mer Morte, sépulcre de bitume et de soufre, sont un avertissement pour les méchants et un présage de la colère à venir. Bien plus, les arbres des forêts semblent parler en paraboles ; sur les ronces meurtrissantes les allégories sont comme des fruits ; et les petits passereaux chantent des hymnes aux heureux tandis que les lis présentent aux pauvres des enseignements consolateurs. Collines, montagnes, rochers, rivières, sources donnent des événements un symbole et une garantie incomparable.

«€ En un mot, la Palestine est comme une large tablette sur laquelle les messages de Dieu aux hommes ont été inscrits, ou plutôt gravés profondément

4. VIGOUROUX, Le Nouveau Testament et les découvertes archéol. modernes, p. 7%, 75.

en caractères vivants par le grand Prédicateur de l’heureuse nouvelle, pour y être vus et lus de tous jusqu’à la fin des temps.

« Le pays et la Bible, — disons-le avec respect, — constituent le texte complet et parfait, et doivent être étudiés simultanément. 1 »

6. De quelle société ils conservent l’image. On trouverait difficilement dans l’histoire une page plus documentée et mieux connue que celle où sont racontées les destinées de la nation juive à l’époque de nos origines. Éclairée par les lumières convergentes des trois plus grandes civilisations du monde antique et interprétée par les plus illustres représentants de la science contemporaine, elle tient sous nos yeux, lumineux et vivant, ce point privilégié de l’espace et de la durée. Rien d’essentiel ne nous échappe de la vie palestinienne au temps de Jésus-Christ.

Sous l’action lentement évocatrice de l’archéologie historique tous les monuments de quelque importance ont surgi de leurs ruines, si bien qu'aujourd'hui, dans l'esprit des savants, la Jérusalem d’'Hérode est reconstruite et le Temple est debout. ?

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