THomsoN, The Land andthe Book, London, 1876. Introd. DOVE
2, V. ANCESSI, Aflas géographique et archéologique pour l'étude de l'Ancien et du Nouveau Testament, in-4°, Paris, 1876 ; L. CL FiLION, Aflas archéologique de la Bible, in-f°, Paris, 1883 ; TROCHON, Archéologie biblique, dans l’Introd. générale à la sainte Bible, in-8, Paris, 1887, et abrégé, in-12, dans l’Introd. à l'Écriture Sainte, 1890 ; le Quarterly statement, organe de la société intitulée, Palestine Exploration Fund, fondée à
L'étude de l’Ancien Testament, complétée et mise au point par celle de l’historien Josèphe et des Talmuds, nous à rendu familière la vie publique et privée des Israélites au temps de Jésus-Christ, jusque là, qu’il dépend de nous de vivre avec eux comme des contemporains, au courant de leurs préjugés, témoins de leurs querelles, initiés à leurs usages, mêlés à leurs travaux, à leurs jeux, à leurs fêtes, admis à tout voir et à tout entendre, aux champs, à la ville, dans les maisons, à la Synagogue, dans le Sanhédrin, à la Cour, dans le Temple. !
De savants travaux enfin sur les institutions de la Grèce et de Rome ? publiés dans ces derniers temps, en soumettant à une patiente et méthodique analyse l’organisation et la vie des provinces de l’Empire, nous
Londres en 1865, pour l’étude exacte et systématique de l’archéologie, de la topographie, de la géologie, de l’histoire naturelle et de l’ethnographie de la Palestine ; la Revue biblique, organe de l’école pratique d’études bibliques qui fonctionne depuis 1890 au couvent de Saint-Étienne de Jérusalem sous la direction des Pères dominicains ; VIGOUROUX, Dictionnaire de la Bible, mot Archéologie biblique, 1893.
4. Utile résumé dans TROCHON et LESÊTRE, Introd. à l'étude de l'Écriture sainte, 1, 1-37. Consulter: DE SAULCY, Histoire d'Hérode; VIGOUROUX, Le Nouveau-Testament et les découvertes archéol.et Dictionnaire de la Bible, et, avec discernement, le protestant STAPFER, La Palestine au temps de Jésus-Christ, ainsi que SCHURER, Geschichte des Judischen Volkes im Zeitalter Jesu-Christi, et les histoires du Judaïsme par les juifs GRÆTZ et JOST, la première, traduite en français par WOGUE.
2. Th. MOMMSEN, Histoire romaine, trad. GAGNAT, t. x1; Mis- POULET, Institutions politiques des Romains, t. 11,3. MARQUARD, Organisation de l'Empire romain, t. 11, — Manuel des antiquités romaines, trad. franc. t. 1x.
ont permis de nous rendre compte, dans les moindres détails, des complications constitutionnelles et historiques amenées en fsraël par le progrès de l’influence grecque et de la domination romaine; de telle sorte qu’il est devenu facile de suivre pas à pas, sur le sol de la Terre-Sainte, la marche de l'étranger. Ce qu’il y a rencontré de sympathies ou de haines, ce qu'il y a installé de colons, de soldats ou de fonctionnaires, nous le savons aussi bien que lui, € et nous pourrions en rendre compte devant le Sénat ou devant César avec l’assurance même des procurateurs ou des tribuns revenus de leur mission en Palestine. ! »
Or ce monde palestinien contemporain de Jésus, si solidement reconstitué par la critique, ressemble à s’y méprendre au monde dont l'Évangile nous a conservé la vivante image ; cette société judéo-gréco-romainesi opportunément évoquée par l’histoire est identique à celle que nous laissent entrevoir nos récits sacrés. Les restitutions des archéologues remettent sous nos yeux des monuments exactement profilés par nos écrivains ; nous reconnaissons sans peine dans les héros de l’historien Josèphe, les frères ou les héritiers des scribes, des pharisiens, des docteurs, des hérodiens de nos textes. Nous retrouvons dans la Passion en particulier la mise en œuvre des prescriptions les plus minutieuses du droit juif et du droit romain ; le respect le plus scrupuleux des attributions les plus délicates d'Hérode, du Sanhédrin et du représentant de Rome.
Seuls, évidemment, des contemporains ont pu pren-