S. IRÉNÉE. Cont. Hœr., II, xt, 7-9, t. vit, col
diversité des langues parlées dans le monde, la puissance de la tradition est partout la même. Les Églises de la Germanie n’ont point à cet égard une croyance différente de celle qui est reçue en Espagne ou chez les Celtes. Les Églises fondées aux extrémités de l'Orient, de l'Égypte, de la Lybie, publient ces mêmes faits de la même manière que les Eglises placées au centre du monde. Et, comme un seul soleil éclaire tout l’univers, une seule et même lumière, une prédication parfaitement uniforme de la vérité éclaire tous les hommes qui désirent parvenir à la connaissance de cette vérité 1».
Non certes, elle n’est pas obscure la pensée du saint évêque de Lyon: elle n’est pas douteuse dans l’Église des Gaules, durant le pontificat de saint Irénée, de 170 à 202, la croyance à l'authenticité de nos Évangiles canoniques.
Relisons en silence ce témoignage si lumineux de la foi de nos pères. On n’ajoutera rien à la clarté de pareilles formules et tout commentaire les affaiblirait.
3. Clément d'Alexandrie. Non moins explicite, non moins motivé est le témoignage que rend, vers le méme temps, à l’autorité de nos textes canoniques, le prêtre philosophe Clément, successeur de saint Pantène et prédécesseur d’Origène dans le gouvernement de l’école catéchétique d’Alexandrie (190-203).
Dans celles de ses œuvres qui sont parvenues jusqu’à nous:les Stromates, le Pédagoque et l'Exhortation