LUC, XIV, CE RTL ANT
6. « La part laissée aux femmes, est un trait caractéristique du troisième Évangile. En aucune autre des rédactions évangéliques,il n'est si longuement question de la sainte Vierge.Sainte Élisabeth, 1,13, 24, 36, 40, suiv.; Anne la prophétesse, 11, 36-38; la veuve de Naïm, vrr, 12-18; Marie-Madeleine et ses compagnes, VIIL, 2, 3; Marthe et Marie, x., 38-42; les filles de Jérusalem xxu11, 28, et bien d’autres, apparaissent tour à tour dans le récit de saint Luc, comme des preuves vivantes de l'intérêt que portait Jésus à cette partie alors si humiliée, si maltraitée de l'humanité. » FILLION, Év. selon saint Luc, Préface, p. 16.
7. FILLION, 1. c. p. 17. « Le nombre des mots qui se rencontrent dans les deux livres de Luc — l'Évangile et les Actes — et nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament est évalué à
Les constructions grecques, les plus compliquées lui sont familières. « Sa diction est facile, généralement pure, parfois même d’une exquise élégance. Le prologue en particulier est tout à fait classique. 1 »
Et cependant cet helléniste aussi capable que Plutarque d'écrire un grec pur de tout hébraïsme, se montreen maint endroit aussi hébraïque que les Septante, plus hébraïque que saint Matthieu. ? Rien de moins grec en général que sa manière d'introduire un récit: Q Or, il arriva que, etc. * » Rien de plus visiblement juif de style et d'inspiration que les deux premiers chapitres, le prologue excepté. Partout ailleurs l'influence sémitique pour être moins visible n’en est pas moins réelle. Le plus souvent l’auteur se contente du rôle de traducteur. S'il change les mots, ïl garde la phrase. Dans son ensemble la construction est grecque, mais les matériaux sont hébreux.
Œuvre donc d’un helléniste familiarisé avec les productions chrétiennes de la littérature hébraïque.
18. Disciple de saint Paul. Le récit qu’il fait de l'institution de l’Eucharistie sensiblement différent de ceux de saint Marc et de saint Matthieu, est à peu
750, ou — en tenant compte des cas douteux — à 851. » PLUM- MER, À critical and exegelical commentary on te Gospel according te Luke, Edinburgh, 1896, p. LIr.
1. FILLION, ibid. « L'Évangile de Luc est le plus littéraire des Évangiles. » RENAN, les Évangiles, p. 282.
2, Comparer Luc, 1x, 28, 29,33, 38, 39, avec Matth., x vit, 1, 2, 4,45; Luc, xu1, 30, avec Matth., xix, 30; Luc, xvIx, 35, avec PMatth.,:xx, 29: Luc, xx, 4, avec Matth, xx1, 95.
RO NL A2 T7 1,16, 12 ; vir, 22; 1x,,18; 51 etc.
près identique à celui de saint Paul dans la première Épitre aux Corinthiens. ! Comme Paul, et seul avec lui, il mentionne l’apparition de Notre Seigneur à saint Pierre après la résurrection ; 2 plus de deux cents mots grecs, inusités dans les autres écrits de Nouveau Testament, sont communs à notre Évangile et aux Épitres ; 3 de nombreuses expressions, et des plus typiques de l’évangéliste, ont une ressemblance frappante avec les expressions les plus caractéristiques de l’apôtre ; * le style de Luc n’est pas sans. analogie avec le style de Paul ; 5 entre l'Évangile et les Épitres, constante est l'harmonie des sentiments,
1. Luc, :xxu, 19-20: I Cor:, x1, 23-95. Les deux relations coïncident d’une manière presque verbale; ici et là les paroles sacramentelles sont suivies de la même recommandation : « Faites ceci, etc. » Voir MATTH., XXVI, 26-29; MARC, XIV, 22-95.