‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 74 sur 146 · II JOAN · texte numérisé non relu

II JOAN

de son cœur, refuser obstinément de se rencontrer avec l’hérétique Cérinthe, même aux bains publics 1. «Tout ou rien, c’est sa devise ; l’opposition entre les amis et les ennemis du Christ lui apparait aussi tranchée que celle de la lumière et des ténèbres. 2»

Admirable unité de vie! Tel il se montre, dès la première heure, dans toute la fougue d’une exubérante jeunesse, tel il reste jusque dans les derniers efforts d’une vieillesse défaillante, toujours aimé et toujours

aimant, impétueux et doux comme l’amour qui le

possède ; amour tendre comme un amour de frère, amour jaloux comme l’amour de Dieu.

4. L'œuvre d’un tel ouvrier. Est-il vraiment difficile de dire ce que sera l'Évangile dû à la plume d’un tel écrivain ? | |

Œuvre d’un homme qui, durant trente ans, quarante ans, davantage peut-être, n’a vu que la Palestine et a parlé galiléen ; peut-il n’être pas judaïque d’accent et de couleur ?

Voix du disciple que Jésus aimait, voix du fiis adoptif de la Vierge Mère ; comment n’aurait-il pas quelque chose d’inimitablement ému, intime et pénétrant”?

Depuis plus d’un demi-siècle Jean parcourt en apôtre le monde greco-romain ; ce n’est donc pas aux juifs qu’il dédiera son livre.

L'histoire de son Maître est déjà bien connue, les textes de saint Matthieu, de saint Marc, de saint Luc,

4. EUSÈBE, IV, 14, col. 338 ; IRÉNÉE, Cont. Hær., 11, 3, 4, MIGNE, 7, col. 853.

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