‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 78 sur 146 · MATTH., I, 17; XVII, 5, SUiv · texte numérisé non relu

MATTH., I, 17; XVII, 5, SUiv

pour nous borner à quelques exemples, — il met sur les lèvres de saint Jean-Baptiste ces paroles : « J’ai vu l’Esprit-Saint descendre sur lui en forme de colombe, ! » allusion explicite à un fait qui ne nous est connu que par saint Mathieu et saint Luc. — Un peu plus loin il fait remarquer, après avoir dit que Jean-Baptiste et le Sauveur baptisaient en même temps, que ceci se passait avant l’incarcération du précurseur ; 2 or l’emprisonnement de Jean-Baptiste n’est rapporté que par les synoptiques, et l’observation faite en cet endroit ne paraît avoir d’autre fin que d’écarter l’idée, qui pourrait venir en le lisant, que le ministère de saint Jean a pris fin aussitôt qu’à commencé celui du Sauveur. — Ailleurs il nous dit que Lazare était de Béthanie, bourg de Marie et de Marthe, # sans nous avoir au préalable jamais parlé de ces deux sœurs qui ne peuvent être connues du lecteur que par d’autres récits.— Il est difficile de ne pas voir dans la manière dont il introduit son Maître dans le jardin de Gethsémani *un renvoi aux synoptiques pour la scène de l’agonie. |

La conduite de Pilate abandonnant Jésus à la fureur des juifs l’amène à rappeler expressément une prédiction qui n’a été rapportée que par eux. 5 — [ci-et là enfin il parle des douze 5 comme d’une société bien connue, sans, nulle part, en mentionner l’origine ; et les douze auxquels il fait allusion sont bien les douze

L'JOANS EL 22:1

9. JoAN., 111, 24. Voir MATTH., IV, 12; MARC, 1, 14. 3. JoAN., XI, 1. — 4. XVIII, 1. —5. XVI, 32.

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