VIL, COL
festes faits à nos textes canoniques ; ce qu'il nous dit de leur formation est conciliable avec ce que nous savons de l’origine des nôtres. « Touchant l’ordre de composition des Évangiles, nous dit Eusèbe, il avait pieusement recueilli l’opinion des anciens les plus voisins des origines { ». Un fragment de ses Æ1potyposes, cité par le même historien, raconte ainsi le sentiment d’un de ces vénérables représentants de l’Église naissante: « Il disait que les premiers Évangiles qui avaient été rédigés sont ceux qui contiennent les généalogies, {ceux de saint Luc et de saint Matthieu). Celui de Marc fut composé à cette occasion: lorsque Pirere eut prêché publiquement le Verbe à Rome et promulgué l'Évangile sous l'inspiration de l'Esprit, beaucoup de ses auditeurs exhortèrent Marc qui l’accompagnait depuis longtemps et savait par cœur ce qu'avait dit l’apôtre, de mettre par écrit ce qu'il avait entendu. Marc composa son Évangile et le donna à ceux qui le lui avaient demandé, ce qu'ayant appris, Pierre ne s’opposa point au dessein de son disciple, mais ne fit rien non plus pour l’encourager. Quant à Jean, le dernier de tous, comrne il vit que les autres Évangélistes faisaient connaître l’histoire corporelle du Christ, à la demande de ceux qui vivaient avec lui et inspiré par l’Esprit-Saint, il écrivit l'Évangile spirituel 2.» '
Encore un grand chrétien, encore un maître, représentant autorisé d’une des plus célèbres écoles du
4, Iepi rés réécos roy Edayyélioy roy dvérubey RPETOUTÉLDY EUSÈBE, HE. vi, 14, t. xx, col. 552.