‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 88 sur 146 · FILLION, I. €, p. XXIx · texte numérisé non relu

FILLION, I. €, p. XXIx

et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire. { » — Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Et celui qui l’a vu a rendu témoignage, et son témoignage est vrai. 2 » — Et cette phrase finale : « C’est le disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. 3 »

Il ne l’aurait pas dit qu’à n’en pas douter nous le saurions encore. Il est des accents qui trahissent si évidemment l’action directe des événements qui les provoquent; il est des descriptions qui portent si visiblement le caractère d’une photographie vivante des scènes qu’elles reproduisent; il est des réflexions qui jaillissent si spontanément de l’action des faits qui frappent la vue; il est des citations qui rendent si fidèlement l’émotion d’une âme qui a entendu ; il est des détails si révélateurs, par leur apparente insignifiance et leur très réelle portée, d’une contemplation du spectacle qu’ils peignent au vif.

À la lumière de ces vérités relisons attentivement notre quatrième Évangile. Quelle émotion intime et

1. 1, 13. Rapprocher de ces paroles le début de la première épître de saint Jean : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons vu de nos yeux, Ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant le Verbe de vie,— etla vie a été manifestée, et nous l’avons vue, et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, —- ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons. » I JOAN. 1, 1-3.

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