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D'AVIGNON A ARLES

pas leurs droits ni leurs précautions, où ils avaient déjà créé sur cette colline si bien placée stratégiquement, une place forte à la frontière provençale, en face du Comtat papal. C'est la puissante forteresse ;de Saint- André qui^domine tout de ses remparts et de

Tarascon.

Cour du château.

sa porte à l'archivolte ogivale flanquée de deux énormes tours.

A l'intérieur, il n'y a plus que quelques pauvres maisonnettes, et un couvent transformé en propriété privée, avec jardins. On a de ses terrasses la plus belle vue sur la silhouette générale d'Avignon, le Comtat, le Ventoux, et les premiers causses de la région cévenole. Si Villeneuve vu d'Avignon est admirable, Avignon vue du fort Saint- André ne l'est

pas moins. Dans la petite cité elle-même, il y a une église paroissiale du xive siècle très intéressante, avec un Philippe de Champagne, un hospice qui contient le tombeau d'Innocent VI et aussi un petit musée qui comptait jadis deux chefs-d'œuvre. Il n'y en a plus qu'un, le Couronnement de la Vierge, d'Enguerrand Charonton. L'autre a été transporté au Louvre. C'est la sublime Pietà d'Avignon sur fond d'or, une des œuvres les plus poignantes qu'on n'ait jamais imaginées. Enfin/ il y a les restes

Tarascon. Eglise Sainte- Marthe.

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