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..v..uiaic:aicuc admis que^ tré>-pea ^ares li: icv. .:u Calvaire, une première migiiaa asâôtiquc iiib iâborquer à Manetlle ou daos la ocgiân itL li^o-linône pour y porter la ponik da Xntre. Ou ^ioic aassi que le^ plu^ anciemies tmadinuns' 4e PtT}Tence ont désigné très-neneoicnt Lazare^ >iLbieIeine, Marthe et les principam amé iu Christ parmi les émigrants de ceœ pscmière emdition.
Il est impossible de donner aucun décdl ptéds sur ritinéraire suivi dans la Gaule méridionale par ces mbsionnaires, témoins émus JesginiKb événements qui allaient changer la face du moiidc; mais on peut affirmer qu'ib se séparèrent bicniôc, se répandirent un peu partout sur la côte, et que leur apostolat « nomade et vagabond » s'étendit dans toute la région littorale de la Provence. Le fait traditionnel de cette grande prédication évangélique vers le milieu du premier siècle est donc absolutnent vrai dans son ensemble; mais il est entouré d'épisodes, de traditions et même de légendes que la critique historique ne saurait admettre sans beaucoup de réserves. Il est toutefois intéressant de retrouver, à Tancien promontoire Citharista, la trace de cette femme aimante et aimée entre toutes, dont le souvenir est encore aujourd'hui une des grandes émotions populaires du midi de la France. Le chemin pavé de blocs antiques qui conduit de Tacropole de Six-Fours à la mer a conservé son nom ; on l'appelle toujours
le a chemin romain de Madeleine », camin rou' tniou de santo Madaléno.
L'église de Six-Fours, malgré ses dimensions assez restreintes, est, au point de vue historique et archéologique, un des monuments les moins connus et les plus curieux de la Provence. Elle se compose de trois parties enchevêtrées les unes dans les autres et appartenant à trois âges différents : une crypte, une église romane, une nef gothique.
La crypte est une excavation de quinze mètres de profondeur pratiquée dans les roches primitives qui constituent Péminence de Six- Fours; on y arrive par un couloir en pente ; le souterrain a la forme d'une équerre dont les deux branches sont réunies par une partie arrondie formant abside. Les deux bras de Téquerre ont des dimensions inégales ; le plus grand était destiné aux hommes, le plus petit aux femmes. Au milieu de Tare de Tabside est sculptée, dans la pierre même, une chaire à laquelle on peut accéder par trois gradins. Tout autour, règne une banquette taillée dans le roc : c'était la place des fidèles qui assistaient Tofficiant. Dans un angle, une cuve circulaire d'un mètre de profondeur et de trois mètres de circonférence reçoit encore l'eau qui
2lt) CHAPITRE CINQUIEME.
suinte de la voûte; c'est là que se pratiquait le baptême par immersion.
Les catacombes de Rome sont aujourd'hui trop connues pour que tout le monde ne retrouve pas immédiatement, dans cette descripiion sommaire de la crypte de Six-Fours, les caractères distinctils des sanctuaires chrétiens de la primitive Église. Rien n'y manque : souterrain ténébreux, d'un accÊs difficile et caché; culte mystérieux et secret; crj'pte voûtée séparée en deux lobes, siège du prélat, cathedra, taillée dans le luf ; source sacrée et baptistère; — on se croirait transporte dans Tune de ces galeries de Rome souterraine sur lesquelleslesremarquablesiravauxdeM.de Rossi ont projeté une si vive lumière, et où des découveries tontes récentes ont permis de retrouver le sanciuttire primitif et la chaire même du prince des apôtres (i).
Au-dessus de la crypte s'est élevée la nef romane dont les murs épais, les fenêtres étroites — de véritables meurtrières — rappellent ces églises fortifiées, construites dans la période du septième au onzième siècle sur tout le littoral de la Provence et du Languedoc. L'église gothique du moyen âge a absorbé à son tour l'église romane,
(i) De Rossi, Roma sotlerranea. Biillellino di archeotogia critliana. Rotne, iSG'f-iSji.
Mamiuio Armellini, Scoptrta dclla crîpla di santa Eauren^iana e di una memoria relatîva alla eattedra di San Pietro ncl eonelerio OjtrioHO. Rome, 1877.
SIX-FOURS, HYÈRES, TOULON.' liy
dont il ne reste que quelques portions; Togive élégante a remplacé le plein cintre sévère; les colonnettes gracieuses ont succédé aux contreforts ; les baies étroites des fenêtres se sont élargies et ont reçu des vitraux étincelants. Le sanctuaire à trois étages semble reproduire ainsi dans ses transformations la marche progressive de la religion qu'il représente, d^abord humble et persécutée, puis militante, poétique enfin et rayonnante dans son glorieux épanouissement.
La forte position de Six-Fours explique naturellement son importance pendant toute la période du moyen âge.
Lorsque, après la chute de l'empire romain, le littoral était ravagé tour à tour par les Goths, les Bourguignons, les Francs, les Wisigoths, les Lombards et les Sarrasins, les habitants de tout le pays ne purent mieux faire que de se réfugier sur le plateau fortifié. Vers le milieu du dixième siècle, ils y attendirent de pied ferme les Maures du Fraxinet qui venaient de débarquer sur la plage du Brusq, et les forcèrent à reprendre la mer après avoir subi de très-grandes pertes. Les comtes de Provence leur avaient confié le soin d^allumer, en cas de danger, des feux sur le sommet de la montagne; et la tour de guet, dont la fumée pendant le jour et la clarté pendant la nuit annonçait
Tarrivée des Barbaresques , existait encore au commencement du Jix-septième siècle.
L'acropole de Six-Fours n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir du passé. Les trois enceintes, le château du moyen âge. les six postes fortifiés sont en ruine; le plateau est désert et inculte, les habitants, rassurés depuis la disparition des Barbaresqucs, sont peu à peu descendus vers la mer; les petits ports de Saint-Nazaire et de la Scyne sont des communes échappées de Tanctenne seigneurie, et la sécurité qui les a faites indépendantes les a rendues en même temps oublieuses des services reçus.
Le sémaphore moderne du cap Sicié, dont le mât de signaux domine la mer à une altitude de trois cent soixante mètres, remplit aujourd'hui une fonction toute pacifique; il donne des indications de route aux navires qui longent la côte entre l'Espagne et l'Italie; mais l'ancienne citadelle des Romains et les châteaux du moyen âge ont conservé toute leur importance militaire et viennent d'être transformés récemment en fort de premier ordre, dont l'artillerie à longue portée dirige ses feux des deux côtés de la presqu'île et commande à la fois le mouillage du Brusq, les chantiers de la Seyne, l'arsenal et les deux rades
de Toulon.
On compte à peine vingt milles entre le cap Sicié et le cap Bénat qui maVque la saillie la plus occidentale de la chaîne des Maures; c^est la partie exclusivement militaire de la mer de Provence. La grande et la petite rade de Toulon, le golfe de Giens, la rade d'Hyères, se succèdent, se commandent et se complètent, protégés du côté du large par les trois îles granitiques de Porquerolles , de Port-Cros et du Levant, qui semblent les sentinelles avancées du continent. La côte ne présente plus cette continuité de falaises abruptes que nous avons rencontrées depuis Marseille jusqu^à la rade du Brusq; c^est une alternance de contre-forts et de plages, de promontoires rocheux et de bancs d^alluvions ; et une étude approfondie de la topographie locale permet même de reconnaître que la ligne du rivage a éprouvé, depuis Porigine de notre période géologique, c'est-àndire depuis un nombre de siècles relativement assez faible, des modifications très-sensibles.
Quand on examine du large le long développement des montagnes qui forment la région maritime du Var, on remarque derrière la presqu'île de Giens une large dépression de terrain, occupée par une plaine basse, cultivée, et se terminant au rivage par une ceinture d'étangs et de marais. A droite, est Pénorme massif calcaire au pied duquel est adossée la ville de