C. SECVNDVS
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CiRAV . INF . Lin
qui doit se lire : Fago Deo, Cfaiusj Secundus C(aii) Ffilius) Patenius expag(o) Starioni) vic(o) vel(acio) ou vel(ostino) grav(i) inf(irmitate) lib(eratus) vfotum) s(olvit) Ifibens) mferito). (Inscriptions trouvées sur des falaises situées sur le versant nord du Chciron, près Nice. Rev. arch., mars 1878.)
(i) Oppidum Vcdiantiorum civitatis Cemeîion. (Plin.,
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son origine ligure (1); mieux que son nom, les murs encore apparents de Tenceinte à gros blocs qui entoure le plateau d'une vigoureuse ceinture rappellent les méthodes de fortification de l'époque celtique. De cette terrasse, comme de toutes celles qui dominent le rivage, les Ligures pouvaient surveiller le pays, et particulièrement le comptoir que les Phocéens avaient installé sur le rivage, au pied du promontoire voisin de la rive du Paillon.
Il est probable que, dès ses débuts, la jeune colonie grecque, riche et marchande, eut à repousser bien des agressions de la part des tribus liguriennes pauvres et armées; et Ton sait d'^ailleurs que ce fut sous prétexte de secourir les villes du littoral inquiétées par les Barbares que les Romains mirent pour la première fois le pied dans les Gaules et finirent peu à peu par s'en rendre maîtres.
La conquête ne modifia pas d'une manière sensible les conditions de la colonie niçoise qui resta ville grecque et commerçante, à demi indépendante, tandis que sa voisine, Antibes, acceptait le municipe romain, entrait dans la vie impériale, devenait ville latine, arsenal militaire, et fut en fait le port oflSciel de Cimiez. Celle-ci, de
(r MoMMSEx, Corpus, t. I, p. 22, cl t. V, p. 888.
F. liRiN, Ktymolo^ie du tiom de KsjxsviXsov, Ccnicnelium,
Nice, 187S.
NICE, 4NTIBF.S, CIMIEZ. 465
son côlé, dtait la ville impériale de la région; ei les textes épigraphiques nous y révèlent la présence d'édiles, de décemvirs, de sévirs augustaui, de plusieurs collèges et d'une assez nombreuse garnison (i).
On ne doit donc pas être surpris de l'absence de ruines romaines à Nice, qui ne devait posséder que très-peu de monuments. Cimicz et Amibes, au contraire, étaient les deux villes administratives, militaires et en quelque sorte officielles de la région; et la première, comme nous l'avons déjà dit, éiait même devenue la métropole des Alpes Maritimes de la Province. La ville romaine s'étendait sur toute la partie supérieure du plateau et occupait presque exactement remplacement de l'ancien oppidum ligure dont le périmètre est encore apparent ; et il n'est presque pas de propriétés où des fouilles, même três-superficielles, ne fassent découvrir aujourd'hui le sol antique. Ces travaux de recherche, entrepris depuis un petit nombre d'années, se poursuivent de nos jours avec beaucoup d'intelligence et font le plus grand honneur aux archéologues locaux. Tout récemment on a relevé avec le plus grand soin le tracé trés-sinueux des deux aqueducs, à deux niveaux différents, qui alimentaient la
(!) Cablonb, ÉpigTiiphie grèco-massaliote, \ F. Bhum, Nice et Cimiej, op. cit.
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