‹ La Providence et la guerreChapitre 53 sur 83 · L'Emprise allemande, p · texte numérisé non relu

L'Emprise allemande, p

3. Voyez Pierre Lasserre, La Doctrine officielle de l'Université, Paris, Mercure de France, 1913, et Pierre Leguav, La Sorbonne, Paris, B. Grasset, IIMO.

s'écriait : « La pensée allemande doit être l'âme du monde \ »

Cette parole du grand universitaire allemand faisait écho à celle-ci, d'un grand universitaire français : « J/Allernagne est la seconde patrie de tout homme qui pense. » On disait jadis :

Tout homme a deux pays : le sien et puis la France.

Le bluff organisé avait réussi. En France comme ailleurs, ou plus qu'ailleurs, ils nous confisquaient tout doucement, avec l'argent de notre bourse et la gloire de nos grands hommes, 1 âme de notre race.

Mais au-dessus de ces organisations du commerce ou de la propagande, une autre plus étendue, plus énergique, qui les englobait, les reliait et les actionnait toutes, a porté à son comble cette puissance et son emprise sur l'univers : c'était l'organisation de l'empire.

Rarement organisme plus complexe a éiù plus méticuleusement conçu pour subordonner les intérêts individuels à Fintérêt collectif, pour mettre dans la main du chef toutes les énergies d un peuple, et pour en tirer, dans les œuvres de la ]>aix ou do la guerre, le maximum de rendement en force utilisable.

Et l'exécution a égalé la conception. Les lois, les règlements, les détails de l'administration n'y sont pas les improvisations de la fantaisie ou des pas-

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