Jo6, XIII
2. In te, Domine, speravi : non confund&r in œternum. (Dernière atropbe du Te Deiim.)
« Je suis en parfait état, écrit à sa femme \in intellectuel qui a retrouvé la foi, avant l'assaut où il va tomber. J'accomplis mon devoir avec beaucoup de calme... Devant les différents cas qui peuvent se présenter (retour au foyer, blessures, mort), j'ai pris position ^ » Il croit en Dieu, il se fie à la Providence, et il a ainsi une solution pour tous les « cas ». Quoi qu'il arrive, il sait où il doit aller et ce qu'il doit faire. L'esprit dans la lumière, le cœur en paix, l'être entier prêt à l'effort et au sacrifice, rien ne peut le prendre au dépourvu, il a pris position.
Brunetiëre avait raison de dire que la doctrine de la Providence nous apporte, sur les grands problèmes que la vie nous pose, la solution à la fois la plus logique, la plus morale et la plus consolante ^
On peut même dire qu'en debors de celle-là il n'y en a point d'autre qui soit consolante, morale et logique.
Beaucoup, parmi les incroyants qui pensent, le sentent, l'avouent et nous envient. « Ce qui nous manque, disait l'un d'eux, un des plus illustres ^ c'est la réponse à une denii-douzaine de questions, que le catéchisme résout pour ceux qui croient. » Nous sommes de ceux qui croient, et nous avons la réponse à cette demi-douzaine de questions ca-
1. Cité par F. Klein, Les douleurs qui espèrent. Paris, Librairie académique Perrin, 4« édit., 1917, p. 34.
2. F. Brunetière, Discours de combat. Dernière série. Paris, Librairie académique Perrin, 3«> édit., 1907, p. 65.