‹ La Providence et la guerreChapitre 80 sur 83 · Joufîrov. Nous le citons de mémoire · texte numérisé non relu

Joufîrov. Nous le citons de mémoire

pitales, sans laquelle l'homme ne sait plus que faire de ses vices ni de ses vertus, de sa douleur ni de ses rêves, de sa vie ni de sa mort.

Si cette réponse est dure pour nos instincts, elle est douce et savoureuse pour toutes nos aspirations profondes, pour tous nos vrais besoins, ceux dont nul homme neneut se désintéresser, que tout homme sent et qu'on sent de plus en plus à mesure qu'on se fait plus homme. Or les aspirations profondes, les besoins essentiels, sont la voix de notre nature humaine; les instincts sont la voix de l'animal qui est en nous. Et si donc la religion morigène nos instincts, c'est qu'elle n'est pas faite pour des bêtes; mais si elle répond à nos besoins de nature, c'est qu'elle est faite pour des hommes; et si elle y répond si parfaitement, c'est qu'elle a été faite par un Dieu, c'est qu'elle esi vraie et qu'il faut ]a croire et la vivre.

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