‹ La province a chevalChapitre 30 sur 49 · UN RALLYE-PAPERS · texte numérisé non relu

UN RALLYE-PAPERS

Le mieux serait de ne jamais organiser de rallye-papers.

Et cela pour plusieurs raisons :

1° On fatigue inutilement les chevaux;

2' Les cavaliers qui y participent peuvent, s'ils tombent, se l'aire du mal;

3' S'ils ne tombent pas, cela ne prouve pas qu'ils sachent monter à cheval.

Si l'on voulait faire d'un rallye-papers un exercice sérieux, il faudrait que la piste fût semée de véritables obstacles, résistants, hauts et larges, et

\..\ PROVIMCE A r.HF.VAL.

dans ce cas il y aurait cruaulé à y convier les gens avec lesquels on esl en éciiange de politesses. Il n'csl pas d'usajje d'inviler ses amis à venir se casser une ou plusieurs clavicules, cl la formule pour ce genre d'invitations n'est pas encore trouvée.

Au surplus, le recrutement du personnel nécessaire pour la sauterie qui termine inévitablement toutes les réunions rurales, deviendrait excessivement difficile si les danseurs avaient de trop grandes chances de détériora lion.

Comme, d'autre part, il importe que le spectacle offert ait un intérêt apparent, il est indispensable de donner aux obstacles les plus inoffensifs un aspect formidable.

Les boîtes en bois blanc employées au concours hippique pour simuler des murs, peuvent être utilement employées dans les rallye-papers.

Ce])endant, des papiers peints sur lesquels seraient habilement reproduits des obstacles, tels que barrières tixes, claies, bull-finsh, etc., etc., paraissent devoir être employés de préférence.

La résistance, en cas de contact, paraissant devoir être moins grande que celle opposée par des objets dont la (librication exige des matériaux dont la densité est forcément supérieure à celle du papier en rouleaux.

A mérilé l'honnpar de faire u la bete " pdT des années de liavaux sppciaai. A franchi pins d'ohsiyclee qoe G'jzmaD laimeme, ftpgt dpiuenrê

sinoD intact, do m<jioB complel,

Monte on vieni roalinr ayunt fait ses preoïca comme saolenr, mais n'ajaut plos assez de valeor pour causer àf trop grands Tc^reis en eau d'accident.

Recoinmaadé aai maîtresses de maisoD qui ne veulent pas prendre pari ù !a lutte el dësireût cependant ne pas passer inaperçues.

Masler Buli fait ses débuts BouB l'œil inatlentif de soo père.

Au rendez-vous. inciter le plus de raonHe possible, de facou à obteoir ud oombre rt'assislanls au moins égal à celui des acleuvs. D^Bigoer de préférence od endroit éloigné des ailles aliu d'éviter l'aflluence do populaire. géDéralement mat disposé à l'égard d'eiercices dont l'ulililé lai

Dernier chic. — Habit à longues bosqaes, cravate blanche, épingle dents de cerf, cnlolte à gigot, boites Cbantilly, éperons saumurois.

Consent ù se livrer a n'importe qael eiercice sportif, Q la condition de garder la tenue française. Se refuse énergiquemeol aux dénominations anglaises , mais déclare cire prêt â galoper u derrière le monsieur qni doit répandre des morceaux de vieux jouruaui a .

Aussi laid â cbeval qn'à pied. N'a aucun souci de la tenne, et porte jusqu'à eilinclioQ les culotles dans lesquelles il se trouve à son aise. Tient comme la teigne , et monte CD général des chevaux ultia-cabochards appartenant à des camarades.

A élndié son costume avec un soin meticuleoi et letuiileurdu chef-lieu, colleclioone les prospectus iliuslrés des maj^asins de confeciion pour hommes, spécial il es de livrées, a même fait le voyage de Paris pour voir les vitrines, est arrive à avoir l'air d'un garçon boucher prêt à escorter le bœuf gras.

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De plus, il y a économie manifeste.

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En troisième lieu, l'emploi du papier peint permet de faire indifféremment des obstacles en hauteur et en largeur.

Enfin, la course terminée, le papier d'obstacle pourrait servir soit à allumer les feux, soit à garnir l'intérieur des tiroirs des commodes dans les chambres d'invités.

L'usage d'offrir des prix aux cavaliers arrivés premier, deuxième et troisième doit être rigoureusement conservé.

Ou aime généralement à conserver un souvenir matériel des dangers qu'on croit avoir courus, comme le prouve surabondamment la coutume en

j\ vertu de laquelle on rédige des ^\ procès-verbaux pour les duels >\ au premier sang.

Pour le choix des objets à

donner en prix, il est bon

d'éviter que leur volume soit par trop exagéré.

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A ea le mûlheor d'arriver premier et de gagner une supeibe gravure anglaise, Y\ laut DCnSCr GUC ICS Volin-

tout encadrée. ^ ^

queurs aiment à emporter immédiatement leurs trophées, et que la plupart regagnent leur domicile à cheval .

Il est délicat de ne pas les affliger d'objets encombrants, tels que tableaux grandeur nature, paniers de Champagne, faïences artistiques ou nécessaires en vermeil.

Des objets portatifs, cravaches, fouets, couteaux de chasse, porte-cigares, etc., sont de beaucoup préférables.

Au cas où, malgré l'innocuité des obstacles, un maladroit serait victime

2i2 LA PROVINCK A CHEVAL.

(l'un accident invraiseiiiblahlc, il conviendrait de le l'aire reconduire incontinent chez lui, avant que le public ait pu juger de la gravité de son état.

S'il avait le mauvais goût de pousser des cris, le niaîlre de la maison devrait aviser aux moyens de les élouffcr sans délai.

Si les suites de l'accident étaient funestes, il devrait également aviser aux moyens d'en rejeter la cause sur des infirmités antérieures,

Le devoir d'un organisateur de cross-cowilrij, course au clocher, paperhunl et autres sports récréatifs étant avant tout d'éviter tout commentaire de nature à discrédiler ces utiles exercices.

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