‹ La province a chevalChapitre 38 sur 49 · E\ CHASSE · texte numérisé non relu

E\ CHASSE

C'est à la fin de l'automne, par un temps un peu gris ; pas de froid, pas de vent; on a très-finement déjeuné chez le maître d'équipage, qui a trouvé plus hospitalier de désigner sa salle à manger comme lieu de rendez-vous que l'un des carrefours de la forêt.

Les invités qui viennent de quatre ou cinq lieues se sont montrés sensibles à ce procédé et savourent les cigares de l'amphitryon en écoulant le rapport des piqueurs.

Pierre a connaissance d'une liarde grosse de huit animaux, dcboiil, (|u'ii a laissée en surveillance dans le quartier des Grands-Ormeaux ; c'est un pis aller, et l'on pourra lâcher de détourner l'un des cerfs, si aucun des aulrcs hommes n'a pu rembucher un animal isolé.

La jeunesse n'a rien à dire.

Marin a vu pas corps un daguet qu'il juge arrêté dans le taillis de l'Homme mort.

Quant à Pavillon, il a rembuché un dix cors jeunement dans la futaie du Gros-Chêne.

Il suppose que c'est l'animal chassé l'avant-dernière réunion, et dont la poursuite a été arrêtée par l'arrivée de la nuit.

JM '-,..

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