‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 14 sur 174 · LU-CHOU · texte numérisé non relu

LU-CHOU

toutes les soies récoltées dans cette partie de la province. On y fabrique de la passementerie en tous genres, certains articles de rubannerie dont ses artisans se sont presque fait un monopole, des étoffes de soie teintes ou écrues, recherchées sur les marchés du Hu-kuang (^ ^) et du Chiang-su ()t ^) en raison de leur bon marché ; enfin, et surtout, des costumes de théâtre aux couleurs éclatantes qu'on y confectionne mieux et à meilleur compte qu'ailleurs. Les conserves de fruits récoltés dans les environs lui constituent également une branche de commerce assez considérable avec les localités environnantes.

Détruite en partie lors de l'inondation de 1869, ses faubourgs sont déjà presque relevés et le va-et-vient des portefaix, les boutiques en plein vent, les appels des petits marchands qui sollicitent la clientèle, enfin le mouvement d'une population nombreuse et affairée , tout concourt à donner à ces quartiers neufs un caractère pittoresque d'animation.

A quelques jours de marche vers le nord-est, le district possède des puits artésiens à eau saumâtre, exploités activement par les gens du pays et qui fournissent «es grandes quantités de sel gemme qu'on exporte dans l'ouest de la province, dans le Kuei-chou (^ ;H1) ^* jusqu'à la frontière du YUn-nan. Cette industrie, comme nous l'avons déjà vu, est frappée de droits élevés, perçus par les agents du gouvernement sur les lieux mêmes de production.

29 décembre. — Nous quittons Lu-chou par une matinée ravissante; par extraordinaire, le soleil dore de ses rayons obliques les cimes des collines, et nos bateliers, que la perspective de notre prochaine arrivée à destination rend tout joyeux, semblent plus vigoureux et plus alertes. Une dernière étape de GO lis nous sépare de Na-chl-hsien, où nous devons

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