L'ÉTAIN. SON TRAITEMENT
isou (le 5 sapèqucs la livre cliînoise, prix un peu înur à celui du marché de Mêng-tzû.
vaut la rébellion, une partie des industriels employaient liarbon de terre de Ta-clmang ^ et celui de Lin-an *. Ce e de combustible était transporté sur les lieux mêmes des charrettes de la localité. Depuis la rébellion, les nts ont coupé les routes qui n'étaient plus entretenues, i circulation étant devenue impossible, ce combustible a forcément abandonné. Le rétablissement de la paix fait rer que les routes une fois restaurées, le charbon de î, dont les gisements sont nombreux dans les environs, dra remplir le vide causé par le déboisement. e fourneau, réparé à neuf et convenablement séché, est )li de charbon, et quatre hommes chargés de la mavre du soufflet donnent le vent. Dès que le bassin exur qui sert de récipient au métal est suffisamment ffé par le jet de flamme qui s'échappe de l'ouverture, harge le minerai. D'abord les charges de minerai sont es; mais la marche devenue régulière, on augmente la itité jusqu'à la concurrence de Ya de combustible pour e minerai. Au bout de quelques heures, on fait arriver eut par secousses. Nous ne savons jusqu'à quel point î manière de procéder, que nous avons vu mettre en que pour le cuivre, est nécessaire pour l'étain ; toujours l que toutes les usines suivent la même routine. e fourneau continue à marcher nuit et jour jusqu'à ce le minerai soit entièrement traité ou que le sable de
'o charbon est très sulfureux et friable; il était mis en bricjuettes et brûle les heures dans un four à cliarbon de bois, d'où il sortait à Tétat de coke. 'vtto qualité est très appréciée ; elle dégage beaucoup de calorique, ne fait 3 fumée et est aussi légère que le coke.
Fintéricnir 8oit fondu. S'il arrive que le museau de la tuyère fonde ou se dégrade, on suspend l'opérarion.
Lorsque le récipient extérieur est plein ou que l'ouvrier juge la (piantité de matière suffisante pour couler plusieurs saumons, on procède au coulage. Dans le hangar qui abrite le fourneau sont disposés des moules en sable, tous d'égales dimensions. Les saumons qui en sortent mesurent environ (îo à 70 centimètres de long, 25 à 30 de large et 4 à i] d'épaisseur; ils pèsent environ 120 livres chinoises et forment coupés par le milieu, la charge ordinaire d'un cheval. On les partage en deux pour faire mieux apprécier la qualité de matière à vendre, et cela évite bien des difficultés.
Comme le métal qui tombe dans le récipient est couvert de scories, malgré la précaution d'écumer la surface avant de remplir les moules, toute la matière est portée avec de petites poches dans une grande chaudière en foute, sur laquelle est disposée un treillis très fin, en fil de fer, qui intercepte les matières étrangères que le métal peut contenir. La température du métal étant encore trop élevée, l'ouvrier le laisse refroidir afin que le retrait n'amène pas de trous au milieu du lingot, ce qui arrive quand il est trop chaud.
Les nombreuses galeries produisent des sortes de minerai différentes; bien que toutes soient traitées dans le même fourneau, chaque provenance a, pour ainsi dire, un traitement particulier; le produit en est coulé séparément et constitue la première, deuxième et troisième qualité.
Avant la rébellion, c'est-à-dire à l'époque où les mines étaient en plein rapport, la valeur de l'étain de première qualité était de T. 9 (C)*à fr.), la seconde et la troisième de T. 8 et 7,50 (56 et 52 fr. 50 c.) le picul, soit 100 livres chinoises (60 kilos). Depuis il y a eu de grands changements: