‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 167 sur 174 · ROUIE DU FLEUVE ROUGE · texte numérisé non relu

ROUIE DU FLEUVE ROUGE

rtîe des provinces du sud, de l'ouest et de Test de la lîne. En effet, il suffit de jeter un coup d'œil sur la rte de rindo-Clnne pour êti^e frappé de son court trajet,

on la compare à celles que nous avions décrites.

D'après les résidents de Atan-liao, qui ont fait plusieurs is le voyage, il ne faut pas plus de quinze à vingt jours our remonter le fleuve, de la ville de Hanoi à Man-hao'. ^n supposant que le chiffre de vingt joiu's, donné plus haut, oit au-dessous de la moyenne et en l'élevant à- vingt-cinq, •e qui est heaucoup plus qu'il ne faut, nous constatons une conomie de temps considérable : les bateaux peuvent faire leux voyages pendant que les marchandises parties de Han- :ow arrivent à Shui-fu, où elles quittent le Yang-tzû-chiang •our la route de terre. Si nous ajoutons les dix journées écessaires pour se rendre par terre de Man-hao à YUnan-fu, le total nous monti-e que trente-cinq jours sont plus ue suffisants aux marchandises venant de la liier pour être endues à la capitale, c'est-à-dire au cœur du YUn-nan.

Si les marchandises sont expédiées à bord d'un vapeur e Saïgon, de Hong-kong ou de Canton, nous devons ajouter înq jours de plus pcmr la ti'aversée jusqu'à Hanoi, de sorte Ue dans l'espace de quarante jours les négociants* de la capi- Ue pourront recevoir des expéditions des ports du littoral.

L'économie de temps et de frais de transport ne sont pas ^s seuls avantages que le commerce retirera de cette route, ^ïgon et Hong-kong étant des ports francs, les marchanîses européennes ou autres qui en partiront à destination

^ Plusieurs d'eutre eux nous ont assuré (jue, avant que le Heuve ne fût fermé ^ comiuerce, les marchandises^ embarquées à Canton sur des jonques chinoises, '^^r parvenaient souvent, après avoir été transbordées dans le Tung-king", dans espace de trente jours.

274 ROUTES COMMERCIALES DU YÛxNNAN.

du Ylln-iian éviteront des frais de douane et n'auroi payer qu'un droit de transit en faveur du Tung-kiug, elles seront transbordées, et un droit d'entrée à la froni du Ylln-nan; elles s'affranchiront ainsi des droits onéi des péages de provinces.

L'Angleterre, cela n'est pas douteux, a un grand avani à établir une route commerciale qui puisse relier ses pos sions de l'Lide avec le sud-ouest de la Chine. De son c la France n'a pas un moindre intérêt, à cause de sa col( de Cochinchine et du protectorat qu'elle exerce sur le Tu king, à faciliter le développement commercial de la voie question.

Le fleuve Rouge, dans son état actuel, peut, d'après informations, être remonté par des bateaux à vapeur d tirant d'eau de 60 centimètres environ, même pendant saison des basses eaux. De mai à décembre (saison crues), il est facile à des bateaux calant jusqu'à 1",80 remonter jusqu'à Man-hao, sans nulle crainte de touc Cependant, en raison des nombreux rapides qui se trou^ entre Lao-kai et Man-hao, et plus particulièrement e Hsin-kai et Man-hao, il y a lieu de croire que Lao-kai, sa position limitrophe du Ylln-nan et du Tung-king, deviei le point extrême de la navigation à vapeur et l'entrepôt YUn-nan, Pour arriver là, une seule difficulté est à vaii c'est la vitesse du courant, qui, au témoignage des persoi qui ont navigué à l'époque des hautes eaux, est moii que sur le Yang-tzû-chiang.

Il sera nécessaire d'exécuter quelques travaux hy gi-apliiques, de faire disparaître plusieurs baiTages de ga et de purger les rives du fleuve des pirates au pavi noir qui en infestent le cours. La sécurité ainsi éta

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