YANG-LIN
fO janvier. — Située sur le versant sud d'une petite émic*e, Yang-lin a peu d'importance commerciale; c'est le :i.t de jonction de la voie de Hsu-chou (^ ^) par Chao- ^-fu (fl3 ^ jjf^). Occupée par les Impériaux presque
début de la guerre civile, les rebelles^ voulurent s'en >arer, mais, forcés de lever le siège pour porter leurs rcs sur d'autres points, ils brûlèrent toute la partie occitrale qu'ils occupaient. Dans celle du sud s'étend une ïie parfaitement cultivée. La population est assez comte et s'occupe peu d'industrie; on y fabrique cependant
espèce de colle-forte très renommée dans la province et Kuei-chou.
Tous retrouvons ici les mêmes charrettes loui'des et gros- Cîs que nous avons vues à Cban-i-chou : elles sillonnent lateau dans tous les sens, et, malgré les montées un peu es, elles contribuaient, avant que l'insmTection eût enimagé la voie, aux approvisionnements de la capitale.
J janvier. — Patrons et muletiers nous comblent de tesses ; comme le voyage touche à sa fin, ils ne manquent
une occasion de se montrer obséquieux, afin qu'on n'oupas la gratification sur laquelle ils comptent. -11 sortir de la ville, nous traversons un plateau peu '^ et cultivé avec soin au bout duquel la route monte
lin plan incliné. C'est sur tous ces coteaux, où croissent
forêts de sapins, que les entrepreneurs de la capitale
Client chercher une partie des bois de construction dont
<^nt besoin. Sur une hauteur, quelques ruines envahies
les ronces marquent l'emplacement du village de Ts'ang-
{^ ^); à droite et à gauche, des charpentiers et des
^ Voir les notes rétrospectives sur la rébellion musulmane, chap.V.
HT» I»K i H LN«.^ iriV; A Vrx N'AX-FT.
UiHi;oun travaillent à de ij«»uvelle:> liâtisB^e^s: deux temples d'aJ^^ez ^rraiides iliuieu.sinti.s. à en juger |»ar ee qu'il en re^jte. n'ont jiluff de toit jM.mr abriter leurs idoles, la plupart mutiléetf.
I^Iuïi nouîs avanç^ins. plus le trafic devient important : des eonvois de tr»utes sr»rte.s de luarcliamlises suivent la grandroute juia|u*à Yang-lin et de là se répartissent dans différentes directions.
A moitié clieniin <le Pan-eli iao ( }^ ^). uous prenons les devants pour arriver aujourd'hui niênie à Yun-nan-fu et procéder aux préparatifs du déchargement: nos hommes passeront la nuit dans le premier village, ce qui leur permettra d'entrer demain de bonne heure en ville.
Situé a .-{0 lis de la capitale. Ta-pan-chiao (^ ij^ ^^) a été dévasté à diverses reprises jmr les dîtférents eofV^ d'année qui opéraient dans ses environs lors de rinsurrectî^*^ maintenant, ce» village ne possède plus qu'une longue r^^ oii sont disposées de nombreuses écuries ou ma-tien (j|| j^^ destinées à recevoir les bétcs de s<mnne qui fréquentent ce^^ voie et celle d'I-liang-hsien (5|[ ^ j^); la population ej^ éminemment commerçante et une grande partie des cultures mwi entretenues par les I-jén, très nombreux dans les montagnes voisines.
Au sortir du village, on retrouve la voie pavée; elle longe les collines et se dirige vers Touest. Des nmisons de campagne en ruines au milieu de jardins et de bouquets d'arbres sont les seuls débris d'une aisance dîspanie. On remarque de nombreux temi)les, aux murs restaurés depuis peu et ornés de peintures grotesques; c'est là que les passants dévots vont déposer leurs offrandes et remercier le ciel de les avoir protégés durant leur voyage.