‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 27 sur 174 · DE CH'UNG-CHING A YÛN-NAN-FU · texte numérisé non relu

DE CH'UNG-CHING A YÛN-NAN-FU

l'Européen une impression (rétonnement : vêtus d'une ve^^ ^•e courte, oniée d'une quantité de gros boutons d'argent, ils o-=^i»it une physionomie parfois sévère et un air mâle et même Lz^^*n peu sauvage. T'hausses de sandales de paille et les jamb ^ '« fortement serrées par des bandes de coton, ils marchent u grande partie de la journée sans éprouver de fatigue.

Bien que déjà habitués à toutes les péripéties que i manque pas de créer un voyage de ce genre, ce ne fut p sans un vif contentement, mêlé d'une certaine émotion, q nous aperçûmes pour la première fois la silhouette des parts de Yîin-nan-fu ; ainsi que le marin à l'issue d'une traversée, nous allions bientôt pouvoir jeter l'ancre et gotttr quelques moments de repos.

r^" février. — Au bcmt de trois mois et sept jours ^ marche, par une belle journée de février (cinquième jo (mzième lune, dixième année de T\ing-chih), nous atteignhn la ca])itale. M. Dupuis, ])arti deux jours après nous i Ymig-ning-hsien, où il était resté pour régler quelques affair n'arriva que deux jours ])lus tard.

Notre entrée dans cette grande cité, peu connue des Euro^ péens, ne fut pas plus remarquée qu'elle ne l'aurait été dans un i)ort du littoral où les indigènes sont accoutumés à voir des étrangers; il est vrai que le costume chinois que nous avions ado])té dès notre amvée dans le Ssû-ch uan, et la facilité avec laquelle nous nous exprimions dans la langue du pays contribuèrent beaucoup à tenir les curieux à distance. En outi-e, comme par la position géographique de la province les habitants sont en rapports suivis avec des peuples du dehors, tels que les Tonkinois (;^ ^ /^^ Thibétains (BS M A) et Birmans ($]§ >^ ^), dont le teint, les mœurs

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