‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 29 sur 174 · ASPECT DE YÛN-NAN-FU · texte numérisé non relu

ASPECT DE YÛN-NAN-FU

des peintures les plus bizarres ; à droite et à gauche, parmi des constructions neuves, des charpentes en haut desquelles flottaient des banderoles de papier rouge ^ indiquaient que la bénédiction avait été faite avant que la carcasse fût livrée aux maçons.

Les autorités provinciales, tout occupées de pourvoir aux exigences de radnmiistration militaire, n'avaient encore tenté aucun effort pour faire disparaître les traces de l'occupation.

Du côté de l'est, la plaine, depuis la porte du sud jusqu'au lac, présentait un aspect de désolation, et le sol, bouleversé comme par des convulsions intestines, était troué de mille crevasses. Les routes, naguère larges aux abords de la ville, n'avaient même pas été déblayées; aux endroits d'un accès difficile, on s'était contenté de pratiquer des ouvertures dans les fortifications provisoires et l'on avait comblé quelques tranchées pour donner passage aux chevaux. Sur la route de Cliêng-chiang, qui, depuis le commencement de l'expédition, était très fréquentée, rien n'avait été fait, et les paysans la réparaient à leurs frais afin d'y passer avec leurs lourdes charrettes ^

> Les Chinois ne mettent jamais en place la pièce de bois appelée lianff TîK \ qui forme le comble de leurs maisons, sans pitxïéder à une cérémonie religieuse snivîe d'un repas offert au maître chai*pentier; ils choississent à cet effet un jour heureux de leur calendrier.

* Ces véhicules sont constniits sur le même modèle que ceux que nous avons vus pour la première fois à Usuan-wei-chou.

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