‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 44 sur 174 · LE ROI DU YÛN-NAN ENTRE DANS LE SSÎJ-CH'UAN · texte numérisé non relu

LE ROI DU YÛN-NAN ENTRE DANS LE SSÎJ-CH'UAN

Wang * (1^ ^ li|)i ^^ présence de rambassadeur Tsui Tso-

A la mort d'I Mou-hsiin (808), sou fils Hstin Ko-cliHlaii (^ ^ m) reçut de l'empereur, en signe d'investiture, un sceau eu or ; mais il mourut l'année suivante et Ch'Uan Lungch êng (m |[| j^) lui succéda. Ce prince, cruel et débauché, fut assassiné en 816 par un grand de sa cour.

Le gouverneur du Sstl-chuan, Wei-kao, grâce à son habileté politique et à ses talents militaires, pacifia presque tout le sud de l'empire. Il avait fondé à Cheng-tu-fu (tft ^ jj^) des collèges, où les fils des princes de Nan-chao et des royaumes voisins étaient élevés avec soin. Ce fonctionnaire mourut en 836. Li Tê-yil (^ ^ ^), qui le remplaça, ne songea qu'à vivre dans les splendeurs et à s'enrichir aux dépens de ses administrés ; le nombre des étudiants de Nan-chao fut diminué, la discipline cessa d'être maintenue sur la frontière et les soldats, qu'on ne payait pas, firent des incursions dans le territoire de Nan-chao^.

Le roi de ce pays, nommé Fêng-yu (g >^), qui avait succédé à Ch'ttan Lung-chêng en 829, s'en plaignait, mais inutilement. Courroucé du peu d'attention qu'on prêtait à ses réclamations légitimes, il envahit à son tour le Ssil-chuan, s'avança jusqu'à Cheng-tu, qu'il rançonna, et emmena avec lui un gand nombre de femmes et de filles. En 858, on le trouve guerroyant dans le Tong-kin.

Chiu-lung (^ §1) monta sur le trône en 859 ; mais l'empereur Hsttan-tsung (^ ^) refusa de lui accorder l'inves-

* C€tte montagne, au pied de laquelle est bâtie Ta-li-fu, est appelée Ts^ang-shan ('^ lu}' ®'^® ®®* *^^® élevée et couverte de neige durant neuf mois de l'année.

^ Malgré sa détestable administration, Li Tê-yii, en quittant le Ssû-ch'uan (832), fut appelé à présider le tribunal de la guerre.

titure parce qu'il avait pris un caractère de sou propre uoi Pour se veuger de ce refus, il se fit appeler Huaug-ti ^ (^ ^ et, à Fexemple des monarques chinois, donna son nom ai années de son règne et celui de Ta4l (;^ ^) à sa dynasti Les tribus du Ytin-nan méridional, maltraitées par les ma darins qui occupaient TAnnam^ et trop faibles pour le résister, se placèrent sous la dépendance du roi (801). L progrès de ce prince inquiétèrent la cour impériale, non moi: que son attitude équivoque : on résolut de profiter de la cél bration solennelle des funérailles de son père pour tenter sly lui un accommodement; une ambassade devait y assister pc^ lui faire honneur et en même temps lui remettre le diplôi d'investiture (862). Les préparatifs de cette mission étaicz en bonne voie lorsqu'on apprit que Chiu-lung venait de l clarer la guerre à la Chine.

En effet, le roi se porta avec une grosse armée sur ville de Chiao-chih (:^ gt), qui appartenait au royaui d'Annam que les Chinois occupaient. Le général Tsai-l (^ ffi)? V^î commandait les troupes impériales, résista pe dant deux mois, mais, se voyant sur le point de succomba il fit une sortie, qui fut repoussée; dès lors, plutôt que tomber aux mains des barbares, comme il les appelait, préféra se précipiter dans la rivière, où il se noya. I ville fut prise par les envahisseurs (868); les Chinois pe dirent dans ce siège plus de 40,000 hommes.

En 866, un envoyé de Chiu-lung, ayant refusé de parh à genoux au gouverneur du Ssù-chuan, fut mis en priso

' A sa iHOi-t (874), son fils Fa, pgur honorer sa mémoire, lui donna le tit posthume de Ching-chuan^-huang-ti ( -S* ^^ â ^*).

2 L'Annam comprenait alors le royaume de Toug-kin et une partie de la Coch chine. Ce pays dépendait de la Chine; sa capitale était Chiao-chih (^ g| aujoui-d'hui Ké-cho ou Hanoï (^jpj ^), capitale du Tong-kiu.

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