‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 50 sur 174 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ITINERAIRE DE HSIN-HSING A MÊNG-TZU ET DE TA-CHUAN A YtN-iNAN-FU

la*

DE HSIN-HSINCt a MENG-TZÛ

A^rs la fin de septembre 1872, an retonr d'nne excursion aux mines de Lu-fêng-hsien et de San-cliia, nous trouvâmes à l'Arsenal des lettres des autorités de la capitale qui nous invitaient à faire de nouveau nos préparatifs. Cette fois il s'agissait d'aller à Man-liao, en compagnie de deux mandarins militaires, pour y attendre M. Dupuis, dont l'arrivée devait avoir lieu dans la première quinzaine d'octobre, et y prendre en même temps livraison du matériel de guerre qu'il apportait pour le compte du gouvernement.

Dès que les deux mandarins, l'un appelé Ma Kuang-wen^ et l'autre Na Ssû-I^, furent arrivés à Ta-y ing-t'ou , nous nous disposâmes à partir. Ma Tê-lising, le grand prêtre musulman, nous remit des lettres de recommandation pour les diflférentes localités de sa religion que nous devions traverser. Le chef des I-jên de Hsin-lising, nommé P'u-lao-t'a, nous remit des lettres semblables poiu- tous les Tu-ssù du district de Lin-an.

* Chinois d'origine qui embrassa rislamismc en mcmc temps que Mîi Ju-luiifi: et fut adopté par lui.

> Musulman d'origine et cousin du Ti-f ai Ma Ju-lung.

198 DE HSIN-HSING A MÊNG-TZÎJ.

Deux voies de commuincation s'offrent au voyageur qui veut se rendre de la eapitale du YUn-nan à Man-lmo, point oîi s'arrête la navigation du fleuve Kouge ou Son-koï : Tune longe le lae jusqu'à Kun-yang, passe à Hsin-lising, Tungliaï, Kuang-i, Lin-an et Afeng-tzil; l'autre, plus particulièrement la voie de l'est, passe par T-liang, Cliu-yiian, A-mi- ' chou et Meng-tzu, et l'on atteint Man-hao après onze jours de marche. La première, quoique plus accidentée que l'autre, est généralement suivie à cause de la faible distance qu'elle présente et de l'économie de temps, avantage énorme dans un pays où les moyens de transport les plus rai)ides se font à dos de mulet. Restée pendant des aimées au pouvoir de chefs indépendants qui percevaient des droits excessifs sur toutes les marchandises, elle fut abandonnée par le commerce, qui aima mieux, malgré raccroissemcnt de frais, suivre la voie de l'est. Depuis l'assassinat de Liang Shihmei et la soumission de chefs établis dans d'autres parages et bien que Kuang-i ne soit pas entièrement réduit, cette route est de nouveau ouverte au mouvement (*onmiercial.

Tomme nous en avons déjà décrit la partie qui sépare la capitale de Hsin-hsing, nous la continuerons au sortir de cetti^ ville.

Tci, de même qu'à Yiln-nan-fu, deux chemins conduisent à Tung-haï : l'un, en pays de plaine, passe par Liang-haïtsun, Tung-kou et Ho-hsi, sur un parcours de 11 (^ lis environ; nous le connaissions pour l'avoir suivi plusieurs fois en 1^71 lorsque Ma Ju-lung faisait son expédition contre Tung-kou. rependant nous nous déterminâmes pour le second, d'abord parce que nous ne le connaissions pas, ensuite ])arce qu'il nous épargnait quelques jours de marclie.

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