LI-CHIA-YING
naa,iîi ]^^ hauteurs sont généralement couronnées par du granit ^* Quelques géodes.
liî-chîa-ying, où nous ne tardons pas à arriver, est bâti dans un site pittoresque; comme tous les villages que tra- ^^rsent les grandes routes, il a beaucoup souffert du passage des troupes et des bandes de maraudeurs qui infestaient ce canton alors que les deux partis étaient en lutte. Les réq ^^ imitions nombreuses qu'on a exigées de part et d'autre l'ont réduit à la misère, état de choses d'autant plus affligeant <l'u.e la nature semble plus féconde. La population qui, avant la- rébellion, était estimée par les notables à cinquante ou cînquante-cinq familles, était au moins réduite de moitié; il faut encore déduire de ce nombre les habitants qui sont veuus réclamer leurs droits depuis que les troupes impériales étaient devant Kuang-i. Au moment de notre passage, le '^age était entièrement désert, les habitants avaient fui leurs demeures pour aller camper sur les hauteurs, abandonnant lear» récoltes sur pied, afin d'éviter les atteintes d'un ennemi plu» impitoyable que les rebelles, la peste. Le terrible fléau, cette année-là, s'était abattu avec tant de fureur sur ce tMdheureux district, que presque toutes les bêtes à cornes, après les rats, y avaient péri. Aussi ne fût-ce qu'avec grande difficulté que nous parvînmes à découvrir un vieux temple pour y passer la nuit, et nos serviteurs fm-ent forcés d'aller sur les hauteurs s'approvisionner des objets de première nécessité. Ce petit endroit offrait l'aspect d'un désert : personne dans les champs ni dans les maisons, les gerbes de riz gisaient par places, à moitié faites et comme si l'on allait venir les achever; point d'animaux domestiques, plus de fumée s'échappant des cheminées, nul bruit, nul mouvement; la vie paraissait suspendue.
t\i me: VbiO^fâ^SSé, \ MÈ5îb-TXt-
Ya% f^0rtzut dt: (-e trirîie ipte. la rlsiKt$«i^ «LaD^. dont fé^âi é^êi'éprt de* traf-e*. «lit le âai^r de* kmen^. eoavert jn^iu'au M/ttiniet par une foret de sapin». X<>ii;$ déi-rivo nu ar^r de eerele avant de pfendie la nj«te pavée qui esc laiie prei^^joe en droite ligne la cime qui sépare les dei vernanti^. ()n longe la droite des hanteor^ entre leâqnell <'Oule un ruÎHiieau. qni va grosgisâant jusqu'à Lin-an. où Mî confond avec d'autres cours d'eau.
Au pU*A de ce msumf. qui forme le partage des eaux (î ImHMin de Liii-an^ il y a »ur une éminence, à gauche d ruiHM^au, un village fortifié; c*est là qu*est né Li Hsing-k (^ ^ 'l^j, aujourd'hui mandarin militaire (général de V> K'ddit) et Tuii dcH chefs qui ont combattu la rébellion ds ToucHt
1)<; (;Iiaque côté de la route, les montagnes sont boise IcH local i tés qu'on rencontre ont conservé leurs fortificati^ c'onimc si, du jour au lendemain, elles allaient être appe ~ à continuer la guerre. Le torrent que nous côtoyions toi^ riicurc est considcrablement grossi; on le quitte au passa d'un |M)nt (^n pierre, pour obliquer à Test et escalader au IcH tlaii(*H escarpés des montagnes qui enserrent la plaii Lin-aii. De toutes jiarts, des ravins profonds ont creva Hol, et le patient laboureur a utilisé les sources qui s'éch (le vvH terrains calcaires pour disposer des rizières é nées en amphithéâtre.
Hiir le point culminant de ce massif s'élève ii temple assez bien lonservé : là, un magnifique pa' dérouh» HouH nos yeux. La plaine de Lin-an, bord^ eôtéij, sauf au nord, par une chaîne de colline^ luisse entrevoir la silhouette de la ville au
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atmosphère brumeuse; de nombreux villages ^^
Jii-lui>g, ont seuls été respectes; au milieu des pans de raw dont le plus élevé n'atteint pas un mètre, les paysans (L^^^ villages voisins cultivent des plantes légumineuses et rl ^^ aracliides; les terrains bas, qui naguère étaient les riziè les plus feitiles de la plaine, sont aujourd'hui presque entiè ment couverts de sable déposé par les crues annuelles; pont en pierre, qui reliait ce village à la route, a presq un tiers de son arche enfoui sous le sable.
Cette plaine, Tune des plus vastes et des plus fécond du YUn-nan, renferme une population considérable ; une qii rantaine de villages très peuplés sont dispersés sur to son étendue. Deux cours d'eau, originaires du sud-est et sud, la fertilisent, en l'arrosant le premier presque diagon ment, le second dans toute la partie du sud-ouest.
Sans parler des céréales et autres plantes communes à district, le département possède des mines d'une gra richesse : le fer, le cuivre, l'étain, l'argent, l'or, le pla la houille de qualités diverses s'y trouvent réunis; c'est, reste, cette abondance du règne minéral qui a fait, ainsi dire, l'éducation métallurgique des habitants qui, po par le désir d'exploiter les richesses de leurs mon n'ont pas hésité à se livrer à une industrie presque s naire chez leurs voisins du nord. Cette aptitude s^ aux travaux des mines et l'expérience qu'ils y ont ont contribué à établir solidement la réputation jouissent d'être les plus forts minéralogistes de la ^...^^ -^c'
Comme dans toutes les autres parties du Yfln-na.i
des foires dans les localités un peu importantes.
chands ou acheteurs s y rendent armés jusqu'aux ^>^ ^ . d'<
dinaire ils portent un fourreau en cuir contenant Hr
on coutelas, à poignées reco^Lverte^ d!^^ fe^ilVi:^ ^ n\
^ d'argent^'