‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 68 sur 174 · ARRIVÉE DE L'EXPÉDITION DUPUIS · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DE L'EXPÉDITION DUPUIS

A notre arrivée dans la capitale, le Yamên du vice-roi et la résidence du Ti-faï, distants seulement d'une centaine de mètres Fun de l'autre, présentaient, à cause des préparatifs d'expédition, un caractère d'animation peu ordinaire. Les mandarins militaires de tous grades, qui, depuis que le gros de la rébellion a été dispersé, ont été licenciés, venaient offrir leurs seiTices. La foule de ces solliciteurs formait deux courants, se portant l'un cliez le vice-roi, l'autre chez le T'i-faï; ils se confondaient en politesses avec tous les employés et faisaient appel à toutes les ressources de leur esprit pour trouver un moyen d'avoir accès auprès de l'un de ces personnages. Maïs ils n'étaient pas les seuls visiteurs; il y avait aussi les chefs de district, les notables (Kaan-

shih)y les Tsung-tung, mandés officiellement pour arrêter le chiffre des contingents qu'ils peuvent fournir; ceux-là, dès leur entrée dans la salle d'attente, on les reconnaît facilement à leur air confiant et à leur démarche assurée : on voit qu'ils sont venus, non pour demander, mais pour donner. Bien que le gouvernement (^entrai ait obligé les autres parties de l'Empire à contribuer, pour une certaine somme

par mois, à la pacification définitive du YUn-nan, cet argen dont la rentrée était fort irrégulière du reste, ne suffisa pas aux besoins de la situation. Voilà pourquoi les autorité de la capitale avaient appelé les chefs et notables des difi tricts placés sous leur dépendance, afin de connaître nombre de soldats que chacun d'eux pouvait fournir, sai entraver la culture et l'industrie. Les corps ainsi formé nommés Min-ping ou peuple soldat, ne recevaient rien gouvernement : ils étaient payés par le Kung-t«'u (mais commune) de l'endroit où ils avaient été recrutés. Comm en outre des impôts ordinaires , il y avait une taxe c^^B- ^ guerre, qui s'acquittait en nature ou en argent, au choSl ^ des contribuables, on exemptait de cette dernière les famill«^5^^s qui avaient un de leurs membres sous les drapeaux. CT^ ^ système d'enrôlement s'applique plus particulièrement ai districts éloignés du théâtre de la guerre; car, dans 1 parages où ont lieu les hostilités, si l'on a besoin de solda^ ou hommes de corvée, les mandarins réquisitionnent la pop lation qui se trouve sous leur main ; ils en font même quelqufois autant pour les chevaux, mulets, bœufs, de sorte qiiaprès la défaite des rebelles, les malheureux indigènes so:^ '^* plus misérables que pendant l'occupation.

A ce vice du recrutement chinois viennent se joindre um foule d'autres imperfections administratives non moins portantes, qui apportent des entraves sérieuses au bon e ploi des corps d'armée. Nous n'en citerons qu'une, et ce qui laisse le plus à désirer : le service de l'intendance, fonctionne . depuis longtemps en Chine. Les mandarins q^ en ont la charge sont connus sous le nom de Liang-t^ leur devoir est de devancer l'armée et de rassembler en ce tains endroits où elle doit passer, et cela avec le conco

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