DEUX FEMMES ENTERREES VIVES
Î11 Sensible, elles regardent d'un œil hagard les fosses creusées (1'^i.^^aiice, et qui vont tout à l'heure les engloutir. Huit soli, armés de pelles, sont rangés, de droite et de gauche, Sts à accomplir l'œuvre de mort. Sur un signe du manîii, les condamnées sont précipitées, la face en avant, (1^1,1^8 les fosses, et, avant qu'elles aient eu le temps de se r c? c^ onnaître , des bras vigoureux les ont . couvertes de terre. IT^-E léger tremblement se produit à la surfiice du sol mouv^si.m'^t ... et tout est fini. Elles ont cessé de vivre.
lEn retournant au village, des Kuan-shih des environs nous
racontent que, quelques années avant la rébellion, la plaine
cle Hsîn-hsing avait été le théâtre d'un fait analogue, qui
iv^^o^ît eu alors im grand retentissement. Un homme du pays
avait été surpris en flagi-ant délit d'adultéré avec une femme
mariée. Les deux coupables furent remis au mandarin, qui
les condamna ensemble au même supplice.
Malgré ces peines sévères, qui, à notre connaissance, n'ont ^té appliqués que dans le département de Ch eng-chiang, les infractions conjugales ne sont pas rares dans certaines parties uu Yiin-nan. Ce relâchement des mœurs est dû plus particulièrement au contact de quelques tiibus, qui ont conservé les ^^^Urs libres et grossières de leurs ancêtres nomades.
Les gens que nous avions recrutés pour attendre à Ta- |*hiiçmg l'arrivée de M. Dupuis n'ayant pu obtenir aucune ^ntorrnation sérieuse sur l'époque de son retour, et les fêtes ^ ^ venouvellement de l'année étant d'ailleurs prochaines, 4Uitt^i-ent ce village pour revenir h la capitale.
^i"ois mois s'étaient écoulés depuis notre voyage à Sha-tien
T'a-chuang, et i)as la moindre nouvelle de l'expédition
^Puis. Les mandarins, n'ayant aucune idée des difficultés