RENCONTRE DE M. DUPUIS
palanquin. Cette fois, il est \Tai, notre Lu-piao^ nous cl o Binait le droit de mettre vingt hommes de corvée en réqmîsition. Us se relaient à chaque station : attelés à de Iox:^^e8 cordes, ils tirent ou retiennent le palanquin, suivant l€3 cas, et de façon à faciliter la tâche des porteurs.
lEn arrivant à Ts'ang-pu, nous allions passer la rivière de
01:i."*i-chiâng-paï, lorsque nous rencontrâmes Ma Chung^, qui
i^mlut absolument nous avoir pour hôte jusqu'au lendemain.
passage de la rivière, un de nos chevaux de charge
ïxx^i,:iiqua le gué et fut emporté par le courant; grâce à la
E>i^^J8ence d'esprit de nos muletiers, les bagages ne furent
I>oînt perdus.
peine avons-nous fait quelques lis dans la direction de :-i, qu'un de nos serviteurs, qui avait pris l'avance, ^^^"v^ent en courant nous annoncer qu'un homme ressemblant ^^^^^ncoup à un Européen, à en juger par ses moustaches, ^ ^^A^^ançait de notre côté, suivi d'un mandarin et de quelques ^^^xxiestiques. En effet, au tournant de la route, nous aperce- ^"^^^xs l'étranger : c'était M. Dupuis. Afin d'être plus libres ^•^^^x^^ notre entretien, nous laissâmes les mandarins conti- *^^^^T leur route jusqu'à Lin-an pour retourner à Tsang-pu. *^^^ lendemain de très bonne heure, tandis que M. Dupuis ^ ^^Ciheminait vers la capitale, nous allions rejoindre les ^^«•ïidarins.
I)epuis notre premier passage en 1872, la capitulation de
^^i5ing-î avait ramené le (*almc dans la plaine de Lin-an.
*^^s musulmans, que le gouveniement forçait de quitter la
* Passeport donné par le vice-roi.
' C'est ce même général qui servait d'intermédiaire au Fu-faY à Ch'éng-chiang. ^* dernier, ayant été obligé de quitter le siège de Kuaug-i pour se rendre dans Voaest, l'avait chargé de le remplacer.
272 DE MKNG-TZU A MAN-HAO.
ville, s'occupaient activement de relever les ruines de Hi.m lung, où plusieurs fuaisons étaient déjà debout.
Une journée suffit pour franchir la distance de 120 qui sépare Ma-cliia-ying de Sha-tien. A notre grande sa trisfaction, nous apprenons dans ce dernier village que toatr ^^^^ les dispositions sont prises aussi bien à Ta-chuang qu'ici— î; il est vrai que, depuis la réception de la lettre qui anncz^nçait l'arrivée de l'expédition, on a eu tout le temps nér^^^*^saire pour faire les réquisitions et réunir le pei'sonnel.
Avant de partir, de nouvelles difficultés se présentent : 1 ^s deux mandarins, et Ma Wei-ch'i en particulier, susciter ^^^ toutes sortes de prétextes pour rester au logis; l'idée sc^x^^ d'aller à Man-hao les rend malades. Néanmoins, l'ordre <^^=^^ précis, il faut obéir. Quoique une grande partie des gei^^^ de service et des muletiers eussent été avertis de se ttw ^ prêts de bonne heure, ce ne fut qu'à une heure de l'aprèsmidi que le convoi défila, les porte-faix, porteurs de pioches et de bambous en tête et les chevaux ensuite.
La première étiipe ne fut pas longuei, mais nous étions en route et c'était l'essentiel; la seconde journée promettait d'être meilleure.
Avant d'arriver à Mêng-tzû, point désigné pour faire halte, nous devançons le convoi afin d'avoir le temps, avant la nuit, de visiter d'anciennes connaissances. Cette ville, malgré la discorde qui existe toujours entre les chefs, est tout-à-fait calme; aucune prise d'armes n'avait eu lieu depuis notre dernier séjour. Les affaires, d'après ce que nous disent les notables et marchands, reprennent un peu, et tous attendent avec impatience l'ouverture de la voie du Tung-king.
Nous quittons Mêng-tzfl de grand matin ; il a ])lu pendant la nuit, mais à l'aube le ciel se nettoie. Après 10 lis de
ivr