‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 88 sur 174 · LES FEMMES DES LO-LO OU I-JEN · texte numérisé non relu

LES FEMMES DES LO-LO OU I-JEN

nul espoir de progéniture avec elle, retire sa parole, droit ({u'îl tient des anciennes coutumes, et cherche ailleurs une autre femme. Lorsque, au contraire, après quelques mois, la femme rentre sous le toit conjugal pour devenir mère, dès lors, le mari, assuré d'avoir par la suite une postérité nombreuse, ne lui demande aucun compte de sa conduite et la traite avec les égards que mérite sa fécondité. Celle-ci, de son côté, dit adieu aux plaisirs de la jeunesse pour commencer la vie active et laborieuse du ménage.

Le premier enfant issu du mariage, quoique élevé avec les mêmes soins et la même attention que ceux qui viennent ensuite, n'est pourtant pas reconnu par le mari qui le considère en quelque sorte comme un étranger. C'est au second, fille ou garçon, qu'appartient le titre d'aîné.

Les I-jen, gens grossiers et ignorants, sans cesse aux

prises avec la misère sur leurs montagnes oii ils sont obligés

de travailler comme des bêtes de somme pour gagner le

pahi quotidien, ont un profond respect des liens de famille.

D'après nos propres ol)servations et ce que nous ont conté

les T'u-ssû* (j^i^) ^^ différents départements, le vif instinct

de paternité qui se manifeste chez eux, surtout lorsqu'ils

n'ont qu'une femme, pousse ti'ès souvent cette dernière à

iioirer des relations illicites qu'elle conserve parfois sous le

toit conjugal; de là naissent une foule de querelles et de

rixes sanglantes entre I-jên et Chinois qui habitent les

mêmes localités.

Les femmes Lo-lo du département de Lin-an et en particulier crcîUes du district de Shih-pni-hsien, sont réputées poiu' êti-e le« plus belles de la province : lem* physionomie agréable,

|S I.KS Ar>«»KM(JKNF>* DU YCN-XAN.

liMU'K manioivs diuuos et jrrrt^*H*w»^^i leur» traît-s rêjrnlîers et Wwv piîtô înaltôraUIo, ou fout des eouipagues l«en pivférnliles aux (luuiùses. Kilos tmt uu costume ori^ual : ftnr WwY \vU\ rourouuôo d'uuo oliovolure alM)u<lante, elles mettent uu petit i*lia|>0iuu ou paille tressée et veniîe, reliaussé parfois iW houtiMis il'arjrout: à leurs oreilles se balancent de larj^os auuoaux ilo uumuo uu'tal. Ce chapeau est onlinaireuuMit rapauaji'o «les fouuuos uiariées. Les jeunes filles remplaoout rotlo ooitVuro par une espèce de bonnet en eotounade blouo, brodô par dessus ou omilours voyîintes et ganii de cim| poiutos; ollos le jH^sout otH|Uottenieut comme une étoile et le tixout par dos rubaus ^lous le uienton; ù chaque pt»inte est susprudu uu jrrolot ou arjrout, ce qui le fait ressembler î\ uu bouuot do Folio, La taoïui |wrticuliere dont les femmes Li^-lo anaujiout loui>i ohevoux permet de dire à première vue si ollos out ou uou dos oufauts. Une fois mariées, elle* quittent le Inuim^t à juMutos pour prendre le chapeiiu. En outre, tîllos et fouuuos rassomblont unifonnément leurs cheveux ou arrière et les oiuupriment près de la nuque avec uu cordon ou coton roujro : cette lijraturo, d'environ 4 centimètres, sobsorNo ohoz tiuitos: le reste de leur chevelure est enroulé autour do leur toto. La foiume devient-elle mère, à cotte proiuioro lifraturo elle ou ajiUite une seconde, en laissîuit outre les doux uu lojror întonalle; puis elle continue de nu'^nuo ihuu' le second enfant; umis \i\ s'arrête cette eusoijruo do luatoruité, et quel «[uo soit le nombre d'enfants qui vioiuiout à la suite, la coitïuro no varie plus. Une n>l)e courte Si* lH»utoniuuit sur le coté dnût avei* des galons de ilitféreutos ciiulours, un col jrarni tic deux ou trois rangée» de iH*rlos fausses vt do Inuitons d'aiyent, un pantalon court et bouttant serré à la taille par une ceinture de couleur

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