‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 91 sur 174 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

AU yOn-nan

AU YÛN-NAN

Une des imlustrîes les plus importantes du Ylin-uan, celle qui, depuis la conquête cliinoîse, a occupé une grande partie des capitaux ainsi qu'un nombre considérable d'ouvriers, est sans contredit celle des mines. Il serait difficile de trouver un pays aussi favorisé de la nature sous ce rapport; les métaux et pien-es précieuses de toutes sortes y sont répandus avec une véritable profusion. La variété des minéraux est non moins remarquable que leur richesse, et Ton ne peut que s'étonner des résultats obtenus par les indigènes lorsqu'on examine les machines et les instruments primitifs qu'ils emi)loient.

Le pays est très accidenté; plusieurs des grands fleuves qui le sillonnent premient leur source dans le Thibet, d'autres dans la province même, et tous reçoivent encore sur leur parcours les eaux de nombreux affluents, grossis à leur tour par les ruisseaux et les torrents qui creusent leur lit à travers les vallées.

L'exploitation des gisement)* métallurgiques est une source de bien-être pour la population; mais comment a-t-elle pu donner naissance à la formidable rébellion musulmane qui devait ruiner non-seulement le Yun-nan, mais encore faire

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