EXPLOITATION DES MINES DE CUIVRE
avec lui la valeur d'après la qualité du minerai. S'ils ne s'accordent pas, ce qui est rare, et pour empêcher le commanditaire d'abuser de sa position pour obtenir le minerai à meilleur compte, le règlement des mines les renvoie devant une commission d'arbitres mi-partie, qui rcsoud sans appel le différend.
Ce mode d'arrangement, très favorable aux ouvriers, leur permet, s'ils rencontrent de riches filons, de gagner rapidement une certaine somme d'argent.. De son côté, le commanditaire, lors du règlement des comptes, commence par prélever ses débours, plus l'intérêt de l'argent qui est à un taux élevé; et sa part est encore fort belle dans les bénéfices réalisés par l'association.
Si, par contre, les travaux sont improductifs, toutes les dépenses restent à sa charge.
Survient-il au cours des travaux quelques difficultés entre le chef ouvrier et le patron à la suite desquelles ce dernier veuille fermer la mine, nul n'a le droit de s'y opposer. Toutefois, dans les mines de cuivre sur lesquelles l'état exerce un rigoureux contrôle, si une mine qui produisait des bénéfices a été fermée par son propriétaire, ou si elle est demandée par un antre, on oblige le détenteur à continuer l'exploitation, et s'il n'a pas de fonds, on lui accorde quelques mois pour s'en procurer. Le cas que nous venons de signaler, bien que figurant dans les anciens règlements, n'est jamais mis en pratique. Dans les mines du sud, de l'est et de l'ouest le règlement diffère en ce sens que dès qu'une concession a été accordée par le mandarin de la localité, le propriétaire est entièrement libre d'y agir à sa guise.
H résulte, d'après les conventions qui ont lieu entre ouvriers et patrons, que chacun étant plus ou moins intéressé
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s'efforce pour produire le plus possible et l'accord règne toujours entre eux.
La figure 5 représente le profil et le plan du fourneau employé dans presque toutes les usines à cuivre de la province. Sa hauteur varie entre 2 et 3 mètres; l'intérieur, d'une forme cylindrique jusqu'en haut, est formé de plusieurs couches de sable le plus réfractaire qu'on trouve dans la localité. Toute la partie inférieure, depuis le trou de chargement jusqu'au fond de la cuve, est constiniite de façon à être aisément démolie sans endommager la supérieure; c'est par cette ouverture qu'on retire le métal quand la cuve est pleine.
Comme dans les fourneaux précédents, la tuyère a besoin d'être confectionnée avec beaucoup de soin. L'inclinaison en est au moins aussi forte que celle du haut-fourneau ; le museau s'avance juste assez pour porter le vent au milieu de la cuve.
La machine soufflante est absolument dans les mêmes conditions que celles que nous connaissons déjà et fonctionne de la même manière; elle est très souvent mue par des hommes.
Sur la façade est ménagée une ouverture de 7 à 8 centimètres de diamètre, pratiquée à la hauteur où finit la cuve; c'est par là que s'écoulent les scories. Quand l'intérieur du fourneau est plein de matière, ce que l'ouvrier constate facilement par le métal qui s'échappe du trou aux scories, on arrête l'opération. Le devant du fourneau est démoli, les charbons sont retirés, et quand le bain de matière est tout-àfait dégagé, on jette dessus une espèce de bouillon, que les Chinois appellent mi-iang {^ |^), soupe au riz. Cette eau
Fourneau poiu' le ti^aitenient du minerai de cuivi^e.